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«Remboursez-nous» : une pétition qui risque de ne jamais aboutir

François Legault, chef de la CAQ.... (Photothèque Le Soleil)

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François Legault, chef de la CAQ.

Photothèque Le Soleil

(Québec) La pétition «Remboursez-nous» de la Coalition avenir Québec (CAQ) ne sera probablement jamais déposée à l'Assemblée nationale, car l'opposition libérale s'y opposera.

En plus de violer le règlement qui stipule qu'une pétition électronique doit être hébergée sur le site de l'Assemblée, elle dépasse largement la limite de 250 mots. Les élus consentent souvent au dépôt de pétitions non conformes, mais le chef parlementaire du Parti libéral, Jean-Marc Fournier, devrait refuser celle de la CAQ, car il la juge irrecevable. «Il y a un petit côté arnaque, affirme-t-il. Camouflée derrière la pétition, il y a une demande de financement. Ce n'est rien d'autre qu'un appel au financement.»

La pétition caquiste invite les Québécois à «exprimer concrètement leur ras-le-bol et [à] forcer le gouvernement du Québec à poursuivre au civil les fraudeurs qui ont profité de la collusion et de la corruption». Elle est hébergée sur un site spécial de la CAQ, RemboursezNous.com. Au bas de la page, on invite les internautes à faire un don au parti. «Ce n'est pas Remboursez-nous.com, c'est Financez-nous.com», a raillé M. Fournier.

Moins de deux jours après le lancement de la pétition, plus de 12 000 citoyens l'avaient signée. Et la somme des dons? «Très peu. Beaucoup moins que le 100 000$ que va nous coûter [la campagne publicitaire télévisée et le lancement du site]», répond le chef caquiste François Legault. «Si on est capable d'en récupérer une petite partie, ce sera ça de moins. On n'est pas riches, on n'est pas libéraux», poursuit-il.

En chambre, la première ministre Pauline Marois a jugé la démarche «assez ordinaire, pour ne pas dire immorale». Elle demande à la CAQ d'être patiente. «On est dans une société de droit. Il faut toujours bien faire la preuve, la démonstration. Et c'est ce à quoi nous travaillons.»

Mais M. Legault craint que les entreprises «se réorganisent» et transfèrent leurs actifs, parfois au-dessous de leur valeur marchande, ce qui rendrait difficiles les futures réclamations de Québec.




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