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L'entente secrète de Pétrolia à Anticosti sera dévoilée

Anticosti... (Photothèque Le Soleil)

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Anticosti

Photothèque Le Soleil

(Québec) Avant la fin de l'été, les Québécois sauront à quel prix ils ont cédé à Pétrolia un potentiel pétrolier estimé à 31 milliards de barils à Anticosti.

Pétrolia et Hydro-Québec ont conclu mercredi une entente de principe. «Quand j'ai récupéré (les droits) en 2008, ça n'avait pas de valeur», avoue le président de la société junior, André Proulx.

«Je pense quand même que le prix était intéressant pour nous et pour eux, ajoute-t-il néanmoins. Je me demande même si je n'ai pas payé ça trop cher. Mais peu importe le prix, il y aura toujours des gens qui vont se plaindre.»

Le gouvernement Charest avait démantelé la division pétrole et gaz d'Hydro-Québec en 2005. Des dizaines de millions de dollars avaient été dépensées par le public et le privé en exploration. Trois ans plus tard, la société d'État vendait 35 permis contre une redevance «prioritaire». M. Proulx ne veut pas dire si l'entente prévoyait d'autres sommes.

Le pétrole non conventionnel de ces gisements est situé dans la roche-mère, entre des couches isolantes. M. Proulx explique que ni lui ni Hydro-Québec n'avaient identifié ce potentiel au moment de la transaction. «On était simplement parti du principe qu'il y avait un beau potentiel de réserve traditionnelle, même si les résultats n'avaient jamais été concluants. On n'était pas certains de notre coup, on a pris une chance.»

La société junior a depuis constaté le potentiel. Elle a investi près de 20 millions de dollars en exploration et s'est trouvé un partenaire, Corridor Ressources. «On prévoit investir encore de 30 à 50 millions de dollars», dit M. Proulx. L'argent servira à évaluer le nombre de barils pouvant être extraits. Selon les plus récents estimés, environ 1,5 milliard de barils, soit 5% du total, pourraient être extraits.

Viendra ensuite l'évaluation des coûts d'extraction et de transport. Ce processus durera deux ans. Ce sera enfin au tour des évaluations environnementales nécessaires avant de pouvoir possiblement passer à l'exploitation. «Mon plus grand risque est politique», dit M. Proulx, en référant à la possibilité que l'exploitation soit interdite, même si le gouvernement péquiste s'est déjà prononcé en faveur.  

Investissement Québec a déjà investi 10 millions dans l'aventure. Pétrolia se cherche toutefois encore du financement et/ou un partenaire. S'il réussit à le faire avant septembre, M. Proulx dévoilera les «droits et intérêts» prévus dans l'entente qui bientôt ne devrait plus être secrète.




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