Invitée à exprimer sa vision et les orientations de son gouvernement en matière de création de la richesse devant les membres du Conseil du patronat du Québec, la première ministre Pauline Marois a surtout vanté les bienfaits de l'indépendance énergétique. Un projet phare qui permettra de créer de la richesse, estime-t-elle.

Caroline d'Astous LA PRESSE

«On doit investir dans notre avenir économique, et vous le savez: pour moi, le grand projet d'avenir du Québec, c'est notre indépendance énergétique et l'électrification de nos transports. Ce chantier offre un potentiel extraordinaire pour tout le Québec», a-t-elle exprimée devant les chefs d'entreprises réunis à Montréal.

Selon Mme Marois, un tel projet permettrait entre autres au Québec de réduire les coûts reliés à l'achat de carburant. Une façon de diminuer  les dépenses, en plus de faire valoir le génie des gens d'ici en matière de technologies, dit-elle.

«Il faut réaliser que nous importons du pétrole brut pour une valeur de 30 millions de dollars chaque jour, essentiellement pour nos transports, explique-t-elle. Imaginez si, au lieu de laisser sortir des milliards de chez nous, l'argent était investi ici, dans notre économie, pour nous enrichir.»

La première ministre a également rappelé qu'il est possible d'investir les surplus énergétiques pour stimuler l'économique.

«Nous avons créé un fonds de 200 millions de dollars pour les transports propres qui sera géré par la Banque de développement économique. [...] Le gouvernement sera un chef de file, en partenariat avec les fabricants», explique-t-elle.

Nouveau président du conseil d'Hydro-Québec

Flanquée du futur président du conseil d'administration d'Hydro-Québec, Pierre Karl Péladeau, Mme Marois a profité de l'occasion pour tendre la main aux gens d'affaires désireux de s'impliquer à ses côtés.

«J'en profite aujourd'hui [hier] pour m'adresser aux entrepreneurs et aux dirigeants d'entreprise qui voudraient servir le Québec, d'une façon ou d'une autre, en mettant leur expérience et leur expertise au service de l'État. N'hésitez pas. Le Québec a besoin de ses entrepreneurs», a-t-elle lancé.

De son côté, Pierre Karl Péladeau s'est dit prêt à relever les défis qui l'attendent chez Hydro-Québec. Il a d'ailleurs mentionné que la société d'État faisait partie de ses choix.

«Je suis encore bien jeune. J'ai eu la chance de diriger une entreprise qui a participé au développement économique du Québec et dans cet esprit-là, je me suis dit que j'aimerais aussi poursuivre et enrichir mon expérience personnelle et professionnelle à l'intérieur du service public», a-t-il précisé.

«J'avais mentionné à Mme Marois qu'Hydro-Québec est un symbole pour le Québec. Elle [la société d'État] a participé à l'affirmation du Québec depuis les 50 dernières années, dit-il. Je pensais aussi qu'avec l'expertise que j'ai développée chez Vidéotron, avec la clientèle, le réseau, toute cette attention particulière avec le service à la clientèle, je pense que c'est des expertises qui seront utiles pour Hydro-Québec pour les années qui viennent», a indiqué Pierre Karl Péladeau.

Ce dernier entrera en fonction le 15 mai prochain.