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Sommet sur l'enseignement: Québec ouvre un peu son jeu

Pauline Marois... (Photo La Presse Canadienne)

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Pauline Marois

Photo La Presse Canadienne

(QUÉBEC) Oui à la création d'un Conseil des universités, des scénarios d'indexation des droits de scolarité et une estimation du coût de la gratuité scolaire atteignant près de 1 milliard de dollars... Le gouvernement Marois ouvrira un peu son jeu, jeudi, lorsqu'il dévoilera le «cahier du participant» en vue du Sommet sur l'enseignement supérieur de lundi et mardi.

On donnait la dernière main au document, hier. On a prévenu différents acteurs du milieu universitaire qu'il sera prêt aujourd'hui. Mais aucune annonce d'envergure n'était prévue.

Le document s'articulera autour des thèmes ayant fait l'objet des quatre rencontres préparatoires, c'est-à-dire la qualité de l'enseignement supérieur, l'accessibilité et la participation aux études, la gouvernance et le financement des universités, ainsi que la recherche et le développement économique du Québec. Le gouvernement fera un bilan des discussions ayant eu lieu pendant les rencontres, mais, contrairement aux attentes, il se mouillera un peu moins que prévu.

Néanmoins, Québec veut faire savoir que la gratuité scolaire est coûteuse et impossible à réaliser dans le contexte actuel des finances publiques. L'évaluation du Ministère se chiffrera à un peu plus de 900 millions de dollars.

La première ministre Pauline Marois l'a martelé: le gouvernement préconise l'indexation des droits de scolarité. Le cahier présentera différents scénarios qui s'inspirent des travaux de l'économiste Pierre Fortin. Les droits de scolarité pourraient augmenter en fonction de l'indice des prix à la consommation (une hausse de 2% ou environ 46$ par année), de la hausse du revenu disponible des ménages (3% ou 70$) ou de la hausse du coût de fonctionnement des universités (3,5% ou 83$).

Un fragile consensus s'est dégagé au cours des rencontres préparatoires au sujet de la création d'un organisme indépendant sur les universités, un peu à l'image du Conseil des universités aboli en 1993. Québec voudrait le ressusciter, mais le cahier ne serait pas précis sur l'essentiel: le mandat et la composition d'un tel organisme. Les avis divergent à ce sujet dans le milieu universitaire, et le gouvernement le mettra bien en évidence. Les recteurs militent pour un organisme essentiellement consultatif, sans pouvoir décisionnel ou d'approbation. Les étudiants veulent qu'il mette son nez dans la gestion des universités et soit plus coercitif.




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