Des dépenses de 19 milliards de dollars échappent à l'examen des parlementaires, a dénoncé mardi la Coalition avenir Québec (CAQ).

Martin Ouellet LA PRESSE CANADIENNE

Ce montant représente près du quart du budget du Québec.

La CAQ refuse «de faire un chèque en blanc» au gouvernement et votera contre les crédits budgétaires, a indiqué son porte-parole en matière de finances, Christian Dubé, en point de presse.

Mais le gouvernement péquiste minoritaire ne sera pas défait pour autant puisque les libéraux ont fait savoir mardi qu'ils n'avaient pas l'intention de plonger le Québec dans une nouvelle élection générale.

Reste que la CAQ ne peut cautionner l'exercice d'étude des crédits en cours, a fait valoir M. Dubé, décriant l'absence d'information financière au sujet d'une soixantaine d'organismes «non budgétaires». Parmi ceux-ci figurent le Centre des services partagés, l'Agence du revenu, la Commission de la santé et de la sécurité du travail ainsi que la Société immobilière Québec.

Avec 19 milliards de dollars de dépenses, ces organismes accaparent tout près de 25 % du budget, a soulevé le député caquiste.

Selon M. Dubé, la situation est d'autant plus préoccupante que les dépenses de ces organismes ont crû ces dernières années à la hauteur de 5 à 10 % annuellement, soit bien au-delà de la limite de 1,9 % imposée par Québec aux ministères.

Par conséquent, la CAQ exige une révision du processus d'étude des crédits pour que l'information au sujet des organismes non budgétaires soit rendue disponible.

«Je ne peux pas, en mon for intérieur, comme personne avec mon bagage, dire: «vous me cachez 25 % du budget, puis je vais aller donner un chèque en blanc au gouvernement pour 19 milliards $'. C'est carrément un chèque en blanc de dire: «je vous fais confiance qu'il y a 19 milliards $ des transferts qui est bien alloué'. Moi, je ne peux pas être pour ça», a dit M. Dubé.