Le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, examine les options qui permettraient d'enquêter sur les opérations policières menées durant la crise étudiante du printemps dernier.

Publié le 14 févr. 2013
Alexandre Robillard LA PRESSE CANADIENNE

M. Bergeron veut cependant éviter de nuire aux enquêtes menées actuellement à la suite de plaintes d'individus au commissaire à la déontologie policière.

Des associations étudiantes et de juristes ainsi que Québec solidaire ont réclamé l'automne dernier une enquête publique sur les interventions policières durant le conflit.

Des représentants de ces groupes ont fait état de cas de brutalité policière et d'arrestations abusives.

Lors d'un point de presse à l'Assemblée nationale, M. Bergeron a dit jeudi qu'il était responsable de ne pas court-circuiter le processus de déontologie policière en cours.

Il a assuré qu'il souhaite cependant savoir si les interventions policières du printemps dernier ont donné lieu à des débordements.

«Je ne suis pas le genre de gars à agir dans la précipitation, donc nous sommes à examiner les différentes options», a-t-il dit.

M. Bergeron a cependant précisé qu'il n'attendra pas nécessairement que toutes les plaintes en déontologie aient été traitées.

«Nous examinons un scénario qui pourrait aller de l'avant sans nécessairement nuire au processus qui a cours présentement», a-t-il dit.