La nuit dernière, des vandales ont lancé des excréments et de la boue sur la porte du bureau de circonscription de Guy Ouellette, député libéral de Chomedey et président de la commission parlementaire qui étudie le projet de Loi 33.

Paul Journet LA PRESSE

Des «pancartes de protestation» ont aussi été laissées sur les lieux, raconte M. Ouellette. «Le message parlait du premier ministre... Textuellement, il était écrit: Charest, salaud, le peuple aura ta peau», raconte-t-il.  Une enquête policière est en cours.

«C'est quand même une coïncidence intéressante que ça se passe cette nuit, alors que la commission a commencé hier et qu'en cinq ans, il n'y a rien eu à mon bureau de comté. C'est aussi une coïncidence intéressante, parce que la députée de Gatineau a eu des graffitis à son bureau de comté vendredi, alors qu'il était annoncé qu'elle était sur la commission.»

Le bureau de la députée libérale Stéphanie Vallée a en effet été vandalisé la semaine dernière.

Cette fin de semaine, un homme a aussi laissé un message anonyme sur la boîte vocale de la ministre Thériault.«On va te casser les jambes», menaçait-il. Il était aussi mention dans le message du projet de Loi 33.

M. Ouellette refuse prudemment d'accuser les syndicats. «Je veux être très factuel. Je n'établirai pas de lien-là, dit-il. La police a un travail à faire.»

Cet ancien enquêteur à la Sûreté du Québec et de l'escouade Carcajou a répété que «l'intimidation physique n'a pas sa place, de quelque nature, de quelque façon (que ce soit). Il y a peut-être des gens qui vont profiter de certaines situations pour passer des messages ou faire passer ça sur le dos d'un autre. On a déjà joué dans ce film-là. Je vous dirai que pour l'instant, on va se baser sur ce qui est factuel. Et j'ai pleinement confiance en mes anciens collègues.»