Jacques Duchesneau doit profiter de son passage en commission parlementaire mardi pour préciser ses critiques sur les médias. C'est ce que demande la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

Paul Journet LA PRESSE

À l'émission Tout le monde en parle, dimanche, M. Duchesneau s'est plaint de la couverture de son rapport par certains journalistes. «La question qu'on doit se poser est: à qui sert le fait que certaines personnes, certains reporters ciblent toujours l'Unité anticollusion?», a-t-il lancé. Selon lui, des journalistes auraient ainsi essayé de le discréditer ou de déstabiliser son travail. M. Duchesneau se plaint entre autres qu'on ait rapporté erronément qu'il aurait joué au golf avec François Legault et qu'il aurait des ambitions politiques.

Méfiance du public

«Ce qu'il dit est très grave. Ça risque d'entretenir la méfiance du public envers l'ensemble des journalistes, alors que ce sont eux qui ont mené plusieurs enquêtes courageuses sur l'industrie de la construction», dit le président de la FPJQ, Brian Myles. Mais la Fédération ne défendra pas l'indéfendable, indique-t-il. «S'il y a eu des dérives dans notre profession, il faut les nommer», dit-il.

En novembre 2010, certains médias ont rapporté que M. Duchesneau aurait financé illégalement sa campagne pour la mairie de Montréal en 1998. Il s'est retiré de ses fonctions pendant quelques mois pendant qu'on enquêtait sur ces allégations. Il a finalement été blanchi.

«Je ne sais pas d'où venait cette attaque, mais ça ressemblait à de la déstabilisation», a rappelé la semaine dernière le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil.