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«Il faut tout revoir», dit Dumont

Mario Dumont... (Photo: PC)

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Mario Dumont

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(Québec) Pendant qu'une course à la direction se dessine parmi les adéquistes, le chef démissionnaire, Mario Dumont, promet d'assurer la transition à la tête du parti qu'il a cofondé en 1994 et qui doit, selon lui, se redéfinir.

«Il faut tout revoir. Un parti qui reçoit un message aussi violent de la population ne peut pas dire: «On ne reverra rien». Puis, au moment où le chef quitte, c'est sûr que c'est un moment de redéfinition», a souligné M. Dumont, hier, convaincu que son parti lui survivra et fier de léguer au Québec une formation politique qui représente un courant d'idées «de centre droite».

 

Dans sa première intervention publique depuis l'annonce-choc de son départ, lundi soir, M. Dumont a semblé en paix avec sa décision de quitter la vie politique.

«Les hasards de la vie m'ont plongé dans la politique jeune. J'y ai donné deux pleines décennies, a dit le chef démissionnaire. Aujourd'hui, là, je suis serein avec l'idée que, les 20 prochaines années, je vais faire autre chose, puis je vais être un homme heureux.»

S'il ne ferme pas complètement la porte à un retour en politique, plaidant qu'il n'a pas encore 40 ans, M. Dumont affirme toutefois n'être jamais revenu sur une décision de ce type de toute sa carrière politique. Par contre, il rejette catégoriquement un transfert sur la scène politique fédérale. «Ça ne m'a jamais vraiment intéressé», a-t-il lancé, affirmant n'avoir pour l'instant aucun projet d'avenir.

Le chef de l'ADQ blâme par ailleurs le premier ministre Jean Charest pour le faible taux de participation au scrutin du 8 décembre, après avoir passé la campagne à reprocher au chef libéral d'avoir déclenché des élections dont personne ne voulait.

«Pour toute personne qui a un minimum de respect ou de considération pour la démocratie québécoise, la journée de lundi a été une journée sombre, a dit M. Dumont. C'est 1 million de Québécois qui ont été démobilisés par le jour de l'élection. C'est un fait qui, pour moi, est troublant et majeur.

Je pense malheureusement que le premier ministre porte un poids très malheureux devant l'histoire», a-t-il ajouté.

Au deuxième étage du parlement, celui de l'opposition officielle, l'heure est au grand ménage et aux boîtes. Employés, conseillers et députés battus plient bagages, après un périple de 20 mois dans l'antichambre du pouvoir. Depuis mardi, des conteneurs de recyclage installés dans les corridors se remplissent de papier déchiqueté. C'est le visage long et les yeux humides que plusieurs adéquistes sont venus assister au dernier point de presse de leur leader dans le foyer de l'Assemblée nationale.

Pour l'instant, M. Dumont reste député de Rivière-du-Loup, mais il n'a pas précisé pour combien de temps, ni quand son successeur à la tête du parti pourrait être nommé. Plus tôt dans la journée, plusieurs députés, battus autant que réélus, se sont prononcés en faveur de la tenue d'une course à la direction.

«Il ne peut pas y avoir de couronnement. Il doit y avoir une course pour la simple et bonne raison que ça va faire encore voir les idées de l'ADQ partout à travers le Québec», a dit Christian Lévesque, député battu dans Lévis. Pour Sébastien Proulx, défait dans Trois-Rivières, une course à la direction permettrait de démontrer «à tout le monde qu'on est un parti où il y a plus qu'une personne». «Je l'ai tout le temps pensé, je l'ai tout le temps cru», a-t-il souligné à l'entrée du premier caucus depuis la défaite cinglante de lundi.

Un des rares députés réélus, Éric Caire dans La Peltrie, a confirmé qu'il était actuellement en réflexion quant à savoir s'il allait se lancer dans la course. «Si on s'engage comme chef de l'Action démocratique dans les prochaines années, cet engagement doit être total et entier pour reconstruire le parti», a expliqué le père de trois jeunes enfants et qui attend son quatrième.

Fraîchement élu dans Chauveau, l'ex-journaliste parlementaire de TQS, Gérard Deltell, a pour sa part démenti les rumeurs et nié qu'il ait l'intention de se présenter comme chef. Mais le bouillant maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, a manifesté spontanément son intérêt dans les médias.

 




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