Après une semaine de déclarations contradictoires concernant l'avenir politique du député libéral fédéral de Saint-Léonard-Saint-Michel, ce dernier a annoncé qu'il se donnait un mois pour en décider, prolongeant d'autant l'incertitude.

Publié le 28 sept. 2018
Philippe Teisceira-Lessard et Maxime Bergeron LA PRESSE

Élu en 2015, Nicola Di Iorio avait annoncé sa démission en avril dernier pour des motifs personnels, sans toutefois l'officialiser sur papier. Deux mois plus tard, en juin, il prononçait un vibrant discours d'adieu aux Communes, toujours sans confirmer le moment de son départ. Le premier ministre Trudeau est venu le saluer à son pupitre après l'allocution.

La semaine dernière, après cinq mois de flottement, il a annoncé à son journal local qu'il demeurait finalement en poste. Entre-temps, il est devenu associé au sein de BCF, un grand bureau d'avocats à Montréal.

Hier, le whip du caucus libéral a affirmé publiquement à La Presse Canadienne que son député partirait bel et bien. 

Dernier chapitre en date : dans une publication Facebook, M. Di Iorio s'est dit « bien conscient des questionnements soulevés » par sa volte-face de la semaine dernière. 

« J'ai choisi de m'accorder un mois de réflexion et de consultation auprès de mes proches et de notre premier ministre afin d'avoir le recul nécessaire pour prendre la meilleure décision pour ma communauté et mes concitoyens », a-t-il continué. 

Tout indique que M. Di Iorio continue de toucher son plein salaire pendant ces mois d'instabilité. 

Le député de Saint-Léonard-Saint-Michel s'est fait connaître avec une croisade contre la conduite avec les facultés affaiblies, après que sa fille ait été victime d'un accident impliquant un conducteur en état d'ébriété. Il s'est par ailleurs illustré en droit en recevant l'an dernier la distinction Avocat émérite du Barreau du Québec.