Les libéraux songent à abolir le Bureau de la liberté de religion (BLR) du Canada qui avait été mis sur pied par le gouvernement de Stephen Harper.

Publié le 18 févr. 2016
Mélanie Marquis LA PRESSE CANADIENNE

Le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, a signalé jeudi lors de son passage à la période de questions du Sénat qu'il recherchait la «façon optimale» de défendre la liberté de religion, et que cela pouvait passer par un autre véhicule.

Il a illustré son propos en faisant remarquer que même si le premier ministre Justin Trudeau parlait abondamment d'égalité entre les sexes, «il ne vient pas à l'esprit de créer un bureau pour cela».

Le diplomate en chef du Canada a plaidé que les droits de la personne étaient «indivisibles, interreliés, interdépendants» et que c'était là l'approche que les libéraux souhaitaient développer.

La création du BLR, en février 2013, avait été critiquée par des groupes de défense des droits de la personne, qui y voyaient une tentative d'injecter de la religion dans la politique étrangère canadienne.

Stéphane Dion a par ailleurs tenu à préciser qu'il avait un «immense respect» pour l'ambassadeur de l'organisme rattaché à son ministère, Andrew Bennett, et que la qualité de son travail n'était nullement en cause.

Le gouvernement libéral n'avait d'autre choix que d'amorcer sa réflexion, car les conservateurs avaient prévu d'interrompre l'existence de ce bureau au 31 mars 2016, a signalé le ministre, qui était le deuxième membre du cabinet à participer à une période de questions au Sénat.