Élection de Mario Beaulieu: trois autres ex-députés jettent l'éponge

L'élection du nouveau chef du Bloc québécois, Mario... (Photothèque La Presse)

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L'élection du nouveau chef du Bloc québécois, Mario Beaulieu, fait dire à d'ex-députés qu'ils ne représenteront plus le parti.

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Dans la foulée de l'élection de Mario Beaulieu à la tête du Bloc québécois, trois autres ex-députés fédéraux emportés par la vague orange s'ajoutent à la liste des bloquistes qui renoncent à se porter candidats au scrutin de 2015.

Yvon Lévesque, Nicole Demers et Marc Lemay ont tous les trois confirmé à La Presse que le choix des militants avait tué dans l'oeuf toute possibilité de poursuivre leur engagement politique au Bloc.

La semaine dernière, La Presse a révélé que trois autres députés du Bloc avaient renoncé à se représenter en raison de l'élection de Mario Beaulieu. «Ce n'est pas ma vision du Québec», avait expliqué Claude Guimond, qui a confirmé son départ en même temps que Luc Desnoyers et Jean-Yves Laforest.

Marc Lemay, Yvon Lévesque et Nicole Demers ont siégé à la Chambre des communes à partir de 2004, avant d'être réélus deux fois et de mordre la poussière en 2011.

La semaine dernière, Mario Beaulieu avait dit vouloir respecter le choix des ex-députés qui préféraient ne pas briguer les suffrages sous sa gouverne. «Ce sont des choses qui arrivent quand il y a une course», avait-il fait valoir. Hier soir, il a réitéré cet argument. Il a expliqué que le Bloc accueillait des nouveaux membres et que «ça va très bien» depuis son accession à la tête du parti.

«La porte est fermée»

Marc Lemay et Yvon Lévesque représentaient respectivement Abitibi-Témiscamingue et Abitibi - Baie-James - Nunavik - Eeyou.

Jusqu'au mois dernier, les deux hommes gardaient leurs oreilles ouvertes afin de trouver des héritiers qui tenteraient leur chance dans ces immenses circonscriptions, qui demandent beaucoup temps et énergie. Ils gardaient aussi la porte ouverte à la possibilité de se représenter en 2015. Plus maintenant.

«La porte est fermée», a résumé M. Lévesque. Le discours tenu par M. Beaulieu pendant la course à la direction «était une insulte aux députés déjà en place, une insulte à Gilles Duceppe, qui a été l'un des plus grands ambassadeurs du Québec au Canada et partout dans le monde».

Même son de cloche du côté de son ami et collègue Marc Lemay. «Depuis le 11 juin, c'est non seulement au point mort, c'est fini, bonsoir, bonne nuit, a-t-il dit. Je leur ai dit que je ne touchais pas à ça.»

Nicole Demers, ex-députée de Laval, a indiqué qu'elle était, encore le mois dernier, «en réflexion» sur la possibilité de tenter sa chance en 2015. La réflexion a pris fin quand Mario Beaulieu a succédé à Daniel Paillé à la tête du seul parti souverainiste sur la scène fédérale.

«Ce n'est pas seulement à cause de l'élection de M. Beaulieu, mais c'est une des raisons, évidemment. Je ne suis pas de ceux qui étaient d'accord avec sa venue comme chef.»

La Presse a contacté d'autres ex-députés qui ont dit vouloir revenir en politique aux côtés de M. Beaulieu. C'est notamment le cas de France Bonsant, dans Compton-Stanstead. D'autres encore y ont renoncé, sans que leur décision ait de lien avec l'élection du nouveau chef bloquiste.




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