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Bilan de session à Ottawa: le calme avant la tempête

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«Cette dernière session a démontré que Stephen Harper est le seul chef de parti au Canada qui est capable de remplir les fonctions de premier ministre», a dit Denis Lebel.

Photo Adrian Wyld, La Presse Canadienne

(Ottawa) Après une longue session parlementaire marquée par des attaques musclées qui ont débordé de l'arène politique pour secouer certaines de nos institutions, dont la Cour suprême du Canada et Élections Canada, les députés ont plié bagage hier pour rentrer dans leur circonscription respective. L'été s'annonce plus calme loin de la Chambre des communes. Mais en septembre, à 12 mois des élections, tout le monde sera sur un pied de guerre.

PARTI CONSERVATEUR

L'économie a été la seule priorité d'Ottawa, juge Lebel

Le gouvernement Harper n'a eu qu'une seule priorité durant la dernière session parlementaire: l'économie. La signature d'un autre traité de libre-échange avec la Corée du Sud et le dépôt d'un budget qui place le gouvernement fédéral résolument sur la voie de l'équilibre budgétaire en sont la preuve, estime le ministre des Affaires intergouvernementales, Denis Lebel.

Des réformes importantes et nécessaires ont aussi été menées à terme, dont la réforme électorale et de nouvelles mesures pour lutter contre la criminalité et protéger les victimes, a aussi tenu à souligner le lieutenant politique de Stephen Harper au Québec.

Selon M. Lebel, le premier ministre a su démontrer ses qualités de leadership sur la scène internationale, en particulier dans le dossier de la crise en Ukraine. Il croit que l'économie et la gestion des affaires internationales permettent au premier ministre de se démarquer de ses deux principaux adversaires, Thomas Mulcair et Justin Trudeau.

«Je suis assis aux côtés du premier ministre aux Communes. Cette dernière session a démontré qu'il est le seul chef de parti au Canada qui est capable de remplir les fonctions de premier ministre. M. Mulcair voit des complots partout, et Justin Trudeau croit que le budget va s'équilibrer tout seul», a affirmé M. Lebel.

Le ministre se félicite de voir que le gouvernement parviendra à rétablir l'équilibre budgétaire sans sabrer les paiements de transferts et sans hausser le fardeau fiscal des contribuables - une réussite importante. «Sur le plan économique et budgétaire, nous sommes clairement au diapason des priorités de la population.»

M. Lebel se réjouit aussi de l'arrivée d'un gouvernement fédéraliste à Québec.

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«Je me tiens debout devant Stephen Harper, et je vais continuer de me battre contre lui», a affirmé Thomas Mulcair.

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NOUVEAU PARTI DÉMOCRATIQUE

Mulcair heureux d'avoir fait reculer le gouvernement

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, estime avoir réussi à faire reculer le gouvernement Harper sur une panoplie de dossiers, en particulier celui de la réforme électorale, et à s'imposer comme la seule option de rechange crédible aux conservateurs à 15 mois des prochaines élections.

Faisant le bilan de la session parlementaire, M. Mulcair a affirmé avoir été en mesure de résister aux tactiques des conservateurs, qui selon lui, tentent d'étouffer les critiques en les attaquant personnellement.

Il a notamment donné comme exemple les attaques du ministre d'État responsable de la réforme démocratique, Pierre Poilievre, contre le directeur général d'Élections Canada, Marc Mayrand, et les critiques du premier ministre Stephen Harper contre la juge en chef de la Cour suprême du Canada, Beverley McLachlin, dans la foulée de la nomination avortée du juge Marc Nadon au plus haut tribunal.

«C'est ça la méthode Harper. On n'est pas d'accord avec quelqu'un ou quelqu'un ose vous contredire, vous l'attaquez», a déploré M. Mulcair, qui a aussi dénoncé l'utilisation des bâillons à répétition par les conservateurs pour limiter les débats.

M. Mulcair s'est aussi félicité d'avoir mis au jour les failles du programme de travailleurs étrangers temporaires et d'avoir accentué la pression sur la ministre des Transports, Lisa Raitt, pour qu'elle accélère le retrait des wagons-citernes «les plus dangereux», les DOT-111, ceux-là mêmes qui se sont éventrés lors du déraillement du train à Lac-Mégantic l'an dernier.

«Voilà un bon travail ardu. Moi, je suis un combattant. Je me tiens debout face à Stephen Harper. Je suis là. Je réponds oui quand il faut engager Stephen Harper. Je suis le premier vrai chef de l'opposition auquel il a eu à faire face. (...) Je me tiens debout devant Stephen Harper, et je vais continuer de me battre contre lui», a-t-il dit.

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«La session a été extrêmement acrimonieuse, même toxique, parce que le premier ministre a décidé de se chicaner avec tout le monde», a affirmé Justin Trudeau.

Photo Chris Wattie, Reuters

PARTI LIBÉRAL

Selon Trudeau, Harper a instauré un climat malsain

Le premier ministre Stephen Harper a instauré un climat malsain au Parlement en se livrant à de vives attaques contre quiconque s'oppose à ses projets, estime le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau.

La juge en chef de la Cour suprême du Canada, Beverley McLachlin, est la toute dernière en lice à goûter à la médecine du premier ministre dans la foulée de la nomination avortée du juge Marc Nadon au plus haut tribunal du pays, a souligné le chef libéral.

M. Trudeau invite les parlementaires, au premier rang M. Harper, à profiter de l'été pour réfléchir aux conséquences de leurs gestes et paroles sur le cynisme que cela provoque au sein de la population.

«La session a été extrêmement acrimonieuse, même toxique, parce que le premier ministre a décidé de se chicaner avec tout le monde, pas seulement avec les partis de l'opposition, mais avec la Cour suprême, avec Élections Canada, les chercheurs et les scientifiques», a-t-il affirmé.

Cela dit, M. Trudeau se dit satisfait du travail de ses troupes, à la fois à la Chambre des communes et sur le terrain. «Avec 35 députés, nous avons beaucoup de travail à faire à travers le pays», a-t-il souligné.

À la barre du PLC depuis 14 mois environ, M. Trudeau affirme avoir réussi à innover en expulsant les sénateurs libéraux du caucus parlementaire pour mettre fin à la partisanerie au Sénat et en déposant un projet de loi sur la transparence qui vise notamment à moderniser la Loi sur l'accès à l'information.

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«La session parlementaire a été difficile pour le Québec. Elle a été marquée par un autre budget néfaste et par plusieurs projets de loi controversés», estime Jean-François Fortin.

Photo Archives Le Soleil

BLOC QUÉBÉCOIS

Le Québec a été abandonné à son sort, estime Fortin

Le Bloc québécois estime que le Québec a été abandonné à son sort par les partis fédéralistes durant la dernière session parlementaire.

Le député bloquiste Jean-François Fortin a soutenu que la défense des intérêts du Québec n'est pas le premier réflexe des conservateurs, des néo-démocrates ou des libéraux.

Ils l'ont démontré dans des dossiers importants tels que la nouvelle loi donnant le droit de mourir dans la dignité, adoptée par l'Assemblée nationale récemment, que le gouvernement Harper songe à contester devant les tribunaux, ou encore la nomination avortée du juge Marc Nadon à la Cour suprême du Canada.

M. Fortin s'est aussi insurgé contre le budget déposé par les conservateurs en mars. Selon lui, ce budget est marqué «au sceau rouge de l'intrusion et du mépris à l'égard du Québec» parce qu'il a imposé des décisions «unilatérales» du gouvernement fédéral dans des champs de compétence des provinces, notamment la formation de la main-d'oeuvre.

«La session parlementaire a été difficile pour le Québec. Elle a été marquée par un autre budget néfaste, par plusieurs projets de loi controversés, dont celui de mise en oeuvre du budget, par les conflits judiciaires initiés par le gouvernement fédéral et par le refus des conservateurs, libéraux et néo-démocrates d'aborder plusieurs débats de fond chers aux Québécoises et aux Québécois», a dit le leader parlementaire du Bloc québécois.

Selon lui, cela confirme que sa formation politique maintenant dirigée par Mario Beaulieu est la seule à pouvoir défendre «adéquatement les intérêts du Québec».




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