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Le PLC réclame une enquête sur Pierre-Hugues Boisvenu

Pierre-Hugues Boisvenu... (Photo La Presse Canadienne)

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Pierre-Hugues Boisvenu

Photo La Presse Canadienne

(Ottawa, Ontario) Le Parti libéral du Canada demande à la conseillère sénatoriale en éthique d'enquêter sur les agissements du sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu.

La Presse a révélé la semaine dernière que le sénateur québécois a fait des démarches auprès de l'administration du Sénat afin qu'elle accorde de plus longues vacances à une employée de la Chambre haute avec qui il entretient une relation amoureuse. 

Dans une lettre envoyée jeudi et dont La Presse a obtenu copie, la sénatrice libérale Céline Hervieux-Payette soutient que ces agissements pourraient avoir violé certains articles du Code régissant les conflits d'intérêts des sénateurs.  

« Le sénateur Boisvenu ne fait pas de distinction entre son rôle d'employeur et son statut de sénateur qui ne peut intervenir auprès de l'administration du Sénat pour obtenir des bénéfices financiers pour un ''membre de sa famille'' comme le commandent les normes élémentaires d'éthique. »

L'employée en question, Isabelle Lapointe, était l'adjointe de M. Boisvenu jusqu'à ce La Presse révèle l'existence de leur relation au mois de mars. Quelques mois plus tôt, le conseiller sénatorial en éthique avait recommandé au sénateur de mettre un terme à l'emploi de Mme Lapointe ou à leur relation. 

Mme Lapointe a finalement quitté le bureau du sénateur Boisvenu dans les jours qui ont suivi. Elle a par la suite été embauchée par l'administration du Sénat. 

M. Boisvenu a négocié certaines conditions d'emploi de Mme Lapointe avec son collègue conservateur David Tkatchuk, alors président du puissant comité de régie interne du Sénat. Selon M. Boisvenu, l'entente prévoyait que Mme Lapointe puisse prendre deux semaines de congé avant d'entrer dans ses nouvelles fonctions, le temps que l'administration détermine ses tâches.  

Or, lorsque son contrat de six mois a commencé au mois d'avril, ses supérieurs l'ont avisé que ces deux semaines de congé étaient les seules auxquelles elle aurait droit. M. Boisvenu a alors contacté le sénateur Tkatchuk et le greffier du Sénat afin qu'ils accordent à Mme Lapointe deux semaines de vacances supplémentaires.

La demande a été sèchement rejetée par M. Tkatchuk. La semaine dernière, le leader du gouvernement Harper à la Chambre des communes, Peter Van Loan l'a qualifiée d'« inappropriée ». 

Le sénateur Boisvenu soutient qu'il a agi de bonne foi, comme tout employeur le ferait à l'égard d'une bonne employée. 

Ces arguments n'ont toutefois pas convaincu la sénatrice Céline Hervieux-Payette. « Le sénateur Boisvenu s'est prévalu de sa charge [...] pour influencer la décision d'une autre personne (le greffier du Sénat et le président du comité de la Régie interne du Sénat) de façon à favoriser ses intérêts personnels et ceux d'un membre de sa famille », a-t-elle écrit.  

Elle souhaite que la conseillère sénatoriale en éthique, Lyse Ricard, fasse la lumière sur cette affaire et se prononce sur « les conséquences précises pour un sénateur d'ignorer ou de passer outre à une recommandation importante du conseiller sénatorial en éthique ».  

Cette dernière demande vise le fait que le sénateur Boisvenu n'a pas donné suite pendant plusieurs mois à la recommandation du conseiller sénatorial de mettre un terme à l'emploi de son adjointe ou à sa relation. « En fait, c'est la pression publique qui l'aura conduit à se conformer à cette recommandation », estime la sénatrice.




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