La Coalition québécoise contre la réforme de l'assurance-emploi s'élargit, alors que le mouvement tarde à prendre son élan en Ontario et dans l'Ouest canadien.

LA PRESSE CANADIENNE

Accusée par le gouvernement Harper de ne représenter que des intérêts syndicaux, la Coalition a annoncé jeudi s'être adjoint le soutien de plusieurs autres organisations comme la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et l'Union des producteurs agricoles.

L'organisme Solidarité rurale du Québec a également donné son appui au regroupement. Sa présidente, Claire Bolduc, a toutefois admis que le Québec et le Nouveau-Brunswick n'arriveront jamais à faire bouger le gouvernement Harper sans le support des provinces de l'Ouest.

Le président de la FQM, Bernard Généreux, s'est quant à lui montré ouvert à la négociation, en demandant à Ottawa de «suspendre» et de «moduler» son approche plutôt que de l'abroger, tout simplement.

La Coalition québécoise contre la réforme de l'assurance-emploi a été lancée le 4 mars par plusieurs syndicats dans le but de barrer la route à la réforme de l'assurance-emploi du gouvernement conservateur.

Celle-ci oblige les chômeurs à accepter un emploi dans leur domaine de compétence si celui-ci est situé à moins de 100 kilomètres de leur lieu de résidence et que sa rémunération équivaut à au moins 70 % du dernier salaire touché.

Le regroupement promet une manifestation d'ampleur nationale dans les rues de Montréal le samedi 4 mai prochain. D'ici là, plusieurs actions locales sont prévues.