Visé par un mandat d'arrêt de l'UPAC, Arthur Porter est toujours membre du Conseil privé de la Reine pour le Canada, un groupe sélect de Canadiens qui servent ou ont servi l'État dans diverses fonctions importantes, dont celles de premier ministre et de ministre.

Joel-Denis Bellavance LA PRESSE

M. Porter a acquis cette distinction lorsque le premier ministre Stephen Harper l'a nommé au Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS), le 3 septembre 2008. En juin 2010, M. Harper lui a accordé une promotion en le nommant président du CSARS, un organisme qui exerce, au nom du Parlement et du public canadien, «une surveillance sur le Service canadien du renseignement et de sécurité».

Le nom de M. Porter figure toujours sur la «liste alphabétique courante des membres du Conseil privé de la Reine pour le Canada», a-t-on pu constater hier soir.

Les membres du Conseil privé conservent des privilèges toute leur vie, selon le site du gouvernement fédéral. Ils doivent prêter deux serments d'allégeance : un à la Reine, et celui que font les membres du Conseil privé. Ensuite, ils portent à vie le titre d' «honorable» et utilisent les initiales «C.P.».

Les membres peuvent avoir une place réservée à des cérémonies telles que des funérailles nationales. Ils peuvent aussi prendre part aux rares réunions officielles de l'ensemble du Conseil privé. Enfin, «à leur mort, le drapeau de la tour de la Paix du Parlement est mis en berne».