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La nomination d'un VG unilingue a été une erreur, reconnaît Harper

Stephen Harper... (Photo La Presse Canadienne)

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Stephen Harper

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(Ottawa, Ontario) Stephen Harper reconnaît que son gouvernement conservateur a commis «une erreur» lorsqu'il a nommé un anglophone unilingue, Michael Ferguson, au poste de vérificateur général l'an dernier.

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Michael Ferguson

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Le premier ministre a fait cette admission la semaine dernière à l'occasion de la réunion hebdomadaire de son caucus, qui a lieu tous les mercredis à huis clos quand la Chambre des communes siège.

Selon des informations obtenues par La Presse, M. Harper a informé ses députés durant cette réunion que le gouvernement appuiera finalement le projet de loi privé du Nouveau Parti démocratique (NPD) obligeant les agents du Parlement, dont le vérificateur général, à être bilingues au moment de leur embauche.

«Le premier ministre a dit que la nomination d'un candidat unilingue au poste de vérificateur général était une erreur et qu'on ne pouvait pas faire une autre erreur de ce genre», a indiqué une source conservatrice présente à cette réunion qui a requis l'anonymat.

Le gouvernement Harper compte toutefois soumettre quelques amendements au projet de loi privé du NPD avant de l'appuyer. Entre autres choses, il ferait passer de 10 à 8 le nombre d'agents soumis à l'obligation de maîtriser les deux langues officielles au moment de leur embauche.

Certains députés conservateurs ont mal réagi à la décision du premier ministre d'appuyer le projet de loi du NPD. Ils ont affirmé que cette mesure pourrait être discriminatoire envers les Canadiens unilingues, toujours selon des informations obtenues par La Presse.

Projet de loi néo-démocrate

La députée néo-démocrate Alexandrine Latendresse a présenté ce projet de loi au printemps dans la foulée de la nomination controversée de M. Ferguson en novembre 2011, laquelle était survenue quelques semaines seulement après que le gouvernement Harper eut nommé un autre anglophone unilingue, le juge Michael Moldaver, à la Cour suprême du Canada.

Ce projet de loi sera mis aux voix d'ici quelques semaines. Les convictions en matière de bilinguisme des troupes conservatrices seront donc mises à l'épreuve, même si Stephen Harper a indiqué que le gouvernement donnera sa bénédiction à une version amendée du projet de loi.

Le Parti libéral et le Bloc québécois appuient aussi l'initiative du NPD.

Or, le ministre du Patrimoine et des Langues officielles, James Moore, avait soutenu que ce projet de loi n'était pas nécessaire, avant de faire marche arrière le lendemain en disant qu'aucune décision n'avait été prise à ce sujet.

En privé, des conservateurs ont convenu que le gouvernement Harper, déjà impopulaire au Québec, ne pouvait se permettre de rejeter cette mesure, d'autant plus qu'un gouvernement souverainiste est au pouvoir à Québec et que ce dernier pourrait utiliser un nouveau faux pas dans le dossier linguistique pour attiser la flamme indépendantiste. Autre facteur important, les données du recensement publiées cette semaine démontrent que le français est en recul au pays.

Au bureau du premier ministre, le porte-parole Carl Vallée a refusé de commenter les informations obtenues par La Presse. Il a soutenu que le gouvernement Harper étudie toujours le projet de loi en question.

Durant la tempête provoquée par sa nomination, l'an dernier, Michael Ferguson avait promis de déployer tous les efforts afin de maîtriser le français dans un délai d'un an. Or, M. Ferguson a été incapable, cette semaine, de répondre en français aux questions de journalistes après avoir présenté son plus récent rapport au Parlement.




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