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Rappel de boeuf: l'opposition augmente la pression

La bactérie E. coli a été détectée le... (Photo: Reuters)

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La bactérie E. coli a été détectée le 4 septembre dernier à l'usine de XL de Brooks, en Alberta.

Photo: Reuters

(Ottawa) L'opposition a accentué la pression sur le gouvernement Harper, mercredi, dans la foulée du rappel de centaines de milliers de kilos de boeuf provenant de l'usine albertaine de XL Foods. Les néo-démocrates et les libéraux veulent d'abord que le ministre de l'Agriculture, Gerry Ritz, qui n'a pas siégé à la Chambre des communes cette semaine, réponde à leurs questions.

Les partis de l'opposition ont forcé la tenue d'un débat d'urgence, mercredi soir, sur l'éclosion de la bactérie E. coli qui a forcé le rappel de 1500 produits du boeuf partout au pays. Le débat s'est tenu sans le ministre responsable du dossier, absent des Communes pour la troisième journée consécutive.

En matinée, le ministre Ritz s'est rendu à Brooks, en Alberta, afin de visiter le lieu d'origine de l'éclosion. Lors d'un court point de presse par la suite, il a assuré que l'usine resterait fermée jusqu'à ce que l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) s'en déclare entièrement satisfaite.

L'ACIA a par ailleurs révélé que XL Foods a mis plusieurs jours à lui fournir des renseignements sur la distribution de produits potentiellement contaminés. L'organisme fédéral estime qu'une loi actuellement étudiée par le Parlement permettrait à ses inspecteurs de forcer les entreprises à s'exécuter plus rapidement.

Aux Communes, le premier ministre a de nouveau défendu la façon dont l'ACIA a géré la crise et demandé à l'opposition d'appuyer son projet de loi.

«Ce ne sont pas des politiciens qui entreprennent ces activités particulières [l'inspection des aliments], a affirmé Stephen Harper. C'est l'ACIA qui agit selon l'autorité qui lui est confiée par la loi et selon l'information à sa disposition. Lorsqu'elle a eu cette information, elle a agi.»

Mais l'opposition souhaite que le ministre responsable de veiller à la salubrité des aliments rende des comptes sur le rappel de viande, le plus important de l'histoire canadienne. Le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, s'explique mal que M. Ritz esquive les questions des parlementaires. Le ministre était également en poste lors du rappel des produits Maple Leaf à cause d'une éclosion de listériose. «Il a eu quatre ans pour rendre votre boeuf sécuritaire, il a échoué, a dénoncé M. Mulcair. Laissez-le revenir à la Chambre, laissez-nous lui poser des questions et, ensuite, laissons le gouvernement prendre ses responsabilités à l'égard de ce ministre.»

Le chef libéral Bob Rae dénonce depuis deux jours la lenteur avec laquelle les autorités fédérales ont informé les Canadiens de l'éclosion

d'E. Coli, qui a été détectée pour la première fois le 4 septembre. Il craint que la réputation du boeuf canadien soit entachée par cette crise. «C'est notre système qui, à mon avis, est problématique. Il semble que les règlements en place font qu'il n'y a pas la protection du consommateur qu'il doit y avoir.»

Dans un sommaire disponible en ligne, l'ACIA pose un regard critique sur le travail de XL Foods et affirme qu'une «combinaison de lacunes» de la part de l'entreprise a mené à l'éclosion de la bactérie. Elle souligne que même si des contenants de viande dans lesquels on avait détecté l'E. coli ont été manipulés correctement, des produits transformés juste avant n'étaient pas toujours retirés de la chaîne de production, une mesure de précaution bien établie.

-Avec la collaboration de Marie Allard




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