Le Parti libéral du Canada souhaite étudier en comité parlementaire les changements apportés par le gouvernement Harper au questionnaire du recensement de 2011.

Mis à jour le 15 juill. 2010
Hugo de Grandpré LA PRESSE

Mercredi à Ottawa, le député Marc Garneau a dénoncé ces changements comme «idéologiques» et susceptibles de nuire à la mise au point de lois et de programmes. Pour la première fois au recensement de 2011, il ne sera plus obligatoire de répondre au questionnaire détaillé, qui sera par ailleurs abrégé. La décision continue d'être dénoncée par des chercheurs, des économistes, des groupes communautaires et des francophones hors Québec, qui estiment que la fiabilité des données recueillies sera mise en péril. Les questions obligatoires abandonnées portent notamment sur l'origine des répondants, la langue et leur lieu de résidence.

Le gouvernement a cité le respect de la vie privée pour justifier sa décision. Le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada confirme pour sa part avoir reçu une cinquantaine de plaintes sur le recensement depuis une vingtaine d'années. Mais aucune des trois plaintes reçues depuis 10 ans n'a été jugée fondée. Le Parti libéral entend profiter de la réunion du comité de l'industrie sur la fermeture de la raffinerie Shell de l'est de Montréal, la semaine prochaine, pour présenter une motion demandant l'étude du dossier.