Tout juste investi comme candidat du Parti québécois dans la circonscription de Rosemont, à Montréal, le comédien Pierre-Luc Brillant estime qu’il est temps de revoir notre relation aux sondages politiques. Le Parti québécois peut surprendre, surtout si son chef obtient assez de visibilité, croit-il aussi.

Publié le 18 août
Vincent Larin
Vincent Larin La Presse

Avant de prendre la parole devant une salle comble au Centre communautaire Petite-Côte, où étaient aussi présents de nombreux candidats du parti, jeudi soir, Pierre-Luc Brillant a dit s’attendre à des surprises lors du prochain scrutin.

« À force de parler des sondages, c’est comme si on mettait dans la tête des gens que la vie, c’est un sondage », a-t-il dit. « Je parlais à Alexis [Brunelle-]Duceppe (député du Bloc québécois dans la circonscription de Lac-Saint-Jean), et il était à 8 % au déclenchement des [dernières] élections [fédérales] », a-t-il souligné en mêlée de presse, juste avant son discours.

Selon lui, les sondages ne prennent pas en compte certaines dynamiques locales.

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE

Pierre-Luc Brillant croit que son chef pourrait être en mesure de surprendre et que les mauvais résultats du parti dans les sondages sont principalement dus au peu de visibilité qu’il a eu dans les médias durant la pandémie.

Il faudrait cesser d’élever ça comme preuve scientifique que tel candidat est en bas de l’échelle quand ce n’est peut-être pas vrai et dans bien des cas l’expérience nous a prouvé que ce n’était pas vrai.

Pierre-Luc Brillant

« Dans Rosemont, je vais y aller d’une prédiction : Pierre-Luc va gagner », a d’ailleurs lancé le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre-Plamondon, lors de son tour de parole.

Pierre-Luc Brillant croit aussi que son chef pourrait être en mesure de surprendre et que les mauvais résultats du parti dans les sondages sont principalement dus au peu de visibilité qu’il a eu dans les médias durant la pandémie.

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre-Plamondon, et le candidat Pierre-Luc Brillant

Présent en tant qu’observateur à l’investiture de Pierre-Luc Brillant, le concepteur de l’agrégateur de sondages Qc125, Philippe J. Fournier, a tenu à défendre l’analyse des sondages, une discipline dont il a fait son pain et son beurre ces dernières années.

Un bastion du PQ

« De l’information, ça reste de l’information et les sondages, pendant une campagne électorale, restent la seule information objective, ou du moins scientifique, que nous avons sur l’état de la course. Le reste, c’est du spin », insiste-t-il en utilisant cette expression répandue dans le monde politique pour désigner le narratif que tentent d’établir les partis.

La circonscription de Rosemont a longtemps été un bastion du PQ jusqu’à la défaite du chef du parti, Jean-François Lisée, aux élections générales en 2018, aux mains du solidaire Vincent Marissal.

Ce dernier avait été élu avec 35 % des voix dans Rosemont, une avance de 2500 votes sur Jean-François Lisée, qui récoltait 28 % des suffrages.

Né en 1978, Pierre-Luc Brillant a commencé sa carrière à l’écran dès son jeune âge. Il a joué dans plusieurs films, y compris C.R.A.Z.Y. et, plus récemment, La Disparition des lucioles et Pas d’chicane dans ma cabane.

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