Le premier ministre Justin Trudeau s’est joint à un concert international de condoléances, mercredi, à la suite de la mort par balles de 19 enfants dans une école primaire d’une petite ville du Texas, mardi après-midi.

Publié le 25 mai
La Presse Canadienne

De passage à Vancouver mercredi, M. Trudeau a indiqué que tout le Canada pleurait la tragédie d’Uvalde, une communauté de 16 000 habitants située juste à l’ouest de San Antonio.

L’école primaire Robb accueille environ 600 élèves de 2e, 3e et 4e années. Le tueur est arrivé à l’école avec deux fusils de style militaire qu’il avait achetés le jour de son 18e anniversaire, a indiqué mardi le sénateur d’État Roland Gutierrez.

La fusillade de mardi, qui a également coûté la vie à deux adultes, survient moins de deux semaines après qu’un homme armé a tué 10 personnes noires dans une épicerie de Buffalo.

Et cela fait écho au massacre, il y a 10 ans, à l’école élémentaire Sandy Hook, à Newtown, en Pennsylvanie, qui avait coûté la vie à 20 enfants et six adultes – une tragédie qui n’aura pas réussi à stimuler des efforts significatifs de contrôle des armes à feu aux États-Unis.

L’horreur texane dominera certainement les débats du Sénat, où le candidat du président Joe Biden pour diriger le Bureau de l’alcool, du tabac, des armes à feu et des explosifs devrait témoigner devant un comité.

« Les élèves, les parents, les enseignants, toute la communauté – ils ont vu leur vie changée à jamais par cet évènement inimaginable, a déclaré M. Trudeau, sombre. Tout le Canada pleure avec nos amis américains en ce jour terrible, terrible. »

M. Biden s’était adressé à la nation mardi depuis la Maison-Blanche quelques heures seulement après la fusillade, dans un discours émouvant et teinté de colère — un discours qu’il espérait ne jamais avoir à prononcer, a-t-il dit.

« J’en ai assez, c’en est trop. Nous devons agir. Et ne me dites pas que nous ne pouvons pas avoir d’impact [pour éviter] ces carnages. »