La plus jeune du Parti québécois à l’Assemblée nationale, Méganne Perry Mélançon, tentera d’obtenir un second mandat lors des élections automnales. L’élue de Gaspé est la seconde représentante du parti à confirmer sa participation à la campagne à venir, alors que plusieurs ténors du parti ont récemment annoncé leur retrait de la vie politique.

Publié le 14 mars
Simon Carmichael, Initiative de journalisme local Le Soleil

« J’ai toujours la flamme et il y a trop de dossiers à régler pour prendre ma retraite à 31 ans », a lancé la députée après avoir fait la liste des dossiers touchés au cours de son mandat. « Je vais tenter d’obtenir la majorité des votes dans le comté de Gaspé lors des prochaines élections », a-t-elle confirmé.

En 2018, l’élue a remporté la course dans Gaspé par 41 votes devant le candidat du Parti libéral du Québec, à la suite d’un recomptage judiciaire.

L’annonce de Méganne Perry Mélançon tombe à point, alors que le Parti québécois tente d’insuffler un message positif afin de remporter l’élection partielle dans Marie-Victorin, un bastion péquiste. « La campagne [dans Marie-Victorin] est un coup important à marquer », convient l’élue de Gaspé. « Il faut envoyer un signal important au gouvernement. ».

Dans les dernières semaines, plusieurs ténors du parti indépendantiste ont annoncé leur retrait de la vie politique, notamment Sylvain Gaudreault et Lorraine Richard.

Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a de son côté annoncé sur quelques tribunes son intention de se représenter.

Le manque de places en garderie et l’exploitation pétrolière ont été les deux dossiers les plus marquants du premier mandat de l’élue, rapporte-t-elle. « J’ai été la première élue à me positionner clairement contre [le forage sur le site] Galt. Tous les autres se faufilaient autour de la question », se félicite Méganne Perry Mélançon. « On m’a aussi confirmé que mes interventions auprès du ministre de la Famille et notre mobilisation ont permis de débloquer des places en garderie pour notre région », se réjouit-elle.

Au fil de son mandat, mais aussi au fil des départs du caucus péquiste, la Gaspésienne s’est retrouvée à porter une douzaine de dossiers. Elle porte notamment les chapeaux de porte-parole du PQ en matière d’affaires municipales, d’agriculture et d’alimentation, d’économie et de relance, d’enseignement supérieur, de condition féminine, d’habitation, de développement régional et de ruralité, de jeunesse, de lutte contre le racisme, de sports, de loisirs et de saines habitudes de vie ainsi que de tourisme.

Avant d’être officiellement la candidate du Parti québécois dans Gaspé en vue de l’élection de l’automne 2022, l’élue sortante devra remporter l’investiture locale, une formalité.

À de nombreuses reprises, Méganne Perry Mélançon s’en est prise au bilan du gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ), un gouvernement « banlieues-centrique qui ne se préoccupe pas des régions ». « Transport aérien : échec total. Transport ferroviaire : échec total », juge la députée, qui promet d’en avoir « beaucoup à dire sur les échecs de la CAQ » pendant la campagne.

« Qu’avez-vous fait pour les régions ? », demande-t-elle au premier ministre François Legault. « Vous vous défilez », se répond la députée. Cette dernière dénonce que la seule promesse régionale sur laquelle le gouvernement a agi est celle de la régionalisation des fonctionnaires. « Et plein d’élus municipaux sont sortis contre leur plan », ajoute-t-elle.

Au cours des quatre dernières années, Méganne Perry Mélançon s’est fait remarquer par ses pairs. En 2018, elle a été désignée Révélation de l’année par ses pairs dans le Palmarès des parlementaires, organisé par La Presse. À deux reprises, la plus jeune élue du PQ a été désignée Étoile montante dans le même palmarès.