(Québec) Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, pense « qu’on devrait élargir » l’utilisation du passeport vaccinal à un plus grand nombre de commerces afin d’encourager la vaccination contre la COVID-19.

Publié le 1er février
Hugo Pilon-Larose
Hugo Pilon-Larose La Presse

Dans une brève mêlée de presse à l’Assemblée nationale, au premier jour de la rentrée parlementaire, M. Fitzgibbon a salué la décision du premier ministre François Legault de ne plus déposer un projet de loi afin d’imposer aux Québécois non vaccinés une taxe d’environ 100 à 800 $.

« Je suis d’accord avec M. Legault qu’on est dans un mode de réconciliation. Le monde est tanné, je suis tanné et vous autres aussi probablement. Il aurait pu y avoir un mérite à cette taxe, mais l’inconvénient était peut-être plus grand que le mérite », a dit le ministre de l’Économie.

Par contre, a-t-il ajouté, « le passeport vaccinal, je pense qu’on devrait l’élargir. Ce qu’on veut, c’est de trouver des façons d’encourager la vaccination. Le passeport vaccinal, c’est moins coercitif selon moi qu’une taxe aux non-vaccinés. »

M. Fitzgibbon, qui se dirigeait vers la période de questions au Salon bleu, a ensuite ajouté qu’il fallait se fier aux recommandations de la santé publique. Le passeport vaccinal est toutefois « un outil qui va probablement demeurer pour longtemps », a-t-il prévenu.

Alors que le passeport vaccinal est désormais imposé depuis le 24 janvier aux clients des commerces de plus de 1500 m2, le ministre pense que le gouvernement pourrait étudier la possibilité de l’imposer dans « tous les commerces ». Mais avant cela, a dit M. Fitzgibbon, « on va voir ce qui [va] arriver avec la vaccination, c’est ça la clé ».