(Québec) Le Parti libéral du Québec (PLQ) fera confiance à une chercheuse universitaire et entrepreneure spécialiste du leadership inclusif, Émilie Nollet, pour défendre les couleurs de la formation politique à l’élection partielle dans Marie-Victorin, prévue pour le début de 2022.

Mis à jour le 28 nov. 2021
Fanny Lévesque
Fanny Lévesque La Presse

La cheffe libérale a confirmé son choix en marge du congrès des membres qui a pris fin dimanche à Québec. Sa recrue, âgée de 35 ans, est directrice exécutive et cofondatrice de la firme de consultants Heptagone, qui accompagne les entreprises dans leur stratégie d’inclusion, de diversité et d’équité en matière d’emploi.

Elle détient également un doctorat en administration des affaires, option management, stratégie et entrepreneuriat, de HEC Montréal.

Inconnue du grand public, elle veut miser sur « le vent de changement » qui souffle dans Marie-Victorin, faisant allusion à l’élection de Catherine Fournier à la mairie de Longueuil, pour séduire l’électorat de ce bastion péquiste.

PHOTO PATRICE LAROCHE, LE SOLEIL

Émilie Nollet, candidate du Parti libéral du Québec à l’élection partielle dans Marie-Victorin, et Dominique Anglade, cheffe du parti

Avec les idées qui sont mises de l’avant avec le Parti libéral, je pense que tout peut arriver.

Émilie Nollet, lors d’un point de presse en compagnie de la cheffe Dominique Anglade

Mme Nollet n’habite pas la circonscription de Marie-Victorin, mais promet d’y emménager si elle est élue. Elle réside actuellement dans la circonscription de sa cheffe, Saint-Henri–Sainte-Anne, à Montréal.

Quatrième en 2018

La circonscription de Marie-Victorin a été laissée vacante par l’élection à la mairie de Longueuil de l’ex-péquiste Catherine Fournier, qui siégeait comme indépendante depuis 2019.

Dominique Anglade avait invité ses adversaires politiques à laisser le champ libre au chef extraparlementaire du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, s’il décidait de briguer les suffrages pour favoriser son entrée en Salon bleu.

Mais le PQ a plutôt choisi de présenter Pierre Nantel, ex-député fédéral du Nouveau Parti démocratique qui s’était rallié au Parti vert aux élections de 2019. La Coalition avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire (QS) auront aussi un candidat sur les rangs, mais n’ont pas encore fait connaître leur identité.

François Legault a fait savoir qu’il s’agirait « probablement » d’une femme. Lors du conseil général de la CAQ, la présidente de la formation politique, Sarah Beaumier, n’avait pas exclu de se présenter comme candidate dans Marie-Victorin.

En 2018, les libéraux s’étaient classés au quatrième rang dans Marie-Victorin, avec seulement 15 % du vote. Le PQ l’avait emporté avec une faible majorité de 705 voix et 30,8 % du vote, talonné de près par la CAQ, avec 28,3 % du vote, suivi de QS, bon troisième avec 21 % d’appuis.