Afin d’enrayer les gangs de rue, Ottawa doit s’assurer « qu’il y ait moins d’armes à feu » et Québec doit augmenter le nombre de policiers, a soutenu le premier ministre François Legault, lors d’un point de presse jeudi. Ce dernier s’est dit « sans mots » devant la mort de l’adolescent de 16 ans, tué dimanche dernier à Montréal.

Florence Morin-Martel
Florence Morin-Martel La Presse

« Il faut arrêter ça, a réitéré François Legault, lors du point de presse sur un autre sujet. C’est terrible de voir un petit gars de 16 ans se faire tirer à Montréal. » Dimanche dernier, Thomas Trudel a été tué par balle à deux pas de sa maison, dans le quartier Saint-Michel. Le premier ministre est allé déposer des fleurs jeudi à l’endroit où l’adolescent a perdu la vie. « Je suis sans mots. C’est d’une tristesse infinie », a-t-il écrit sur Twitter.

Le meurtre de Thomas Trudel s’inscrit dans « une vague » de violence liée aux gangs de rue, a fait valoir le premier ministre Legault. Il est temps de faire « un grand ménage », a-t-il précisé, lors du point de presse qui portait sur la relance du hockey au Québec.

Questionné au sujet de l’implication des provinces dans la lutte contre les armes à feu, M. Legault a soutenu que le fait de bannir les armes de poing relevait « du fédéral ». Le gouvernement Trudeau « doit s’assurer qu’il y ait moins d’armes à feu », tandis que le Québec doit s’occuper « d’ajouter des policiers », a-t-il souligné. Une annonce devrait être faite à ce sujet le 25 novembre.

En ce qui concerne le hockey, le premier ministre a souligné que le sport pouvait aider à combattre les crimes reliés aux gangs de rue. « C’est sain, le sport, c’est prouvé, a-t-il fait valoir. Ça aide à réussir à l’école et à donner une certaine discipline dans la vie. »

« Période difficile » pour les élèves

Dans un communiqué transmis jeudi aux représentants des médias, l’école Joseph-François-Perrault a demandé aux journalistes d’arrêter d’aborder les élèves de l’établissement que fréquentait Thomas Trudel.

« C’est une période difficile pour eux et ils souhaitent pouvoir quitter l’école sans avoir à être interpellés pour répondre aux différentes questions », a écrit Alain Perron, le relationniste du Centre de services scolaire de Montréal.