(Québec) L’exécutif du Parti libéral du Québec (PLQ) dans la circonscription de Maurice-Richard, représentée par Marie Montpetit, a démissionné en bloc pour protester contre la façon dont la députée a été traitée par la direction du parti et sa cheffe Dominique Anglade.

Jocelyne Richer La Presse Canadienne

Constitué d’une dizaine de personnes, l’exécutif de Maurice-Richard a expédié une lettre au PLQ en début de semaine pour lui signifier son désaccord et annoncer sa démission.

Pour le parti, cette circonscription montréalaise se retrouve donc orpheline, à quelques semaines du congrès du parti, qui se tiendra à Québec fin novembre.

Le geste des militants libéraux de Maurice-Richard fait suite à la décision récente de la cheffe, Dominique Anglade, d’exclure du caucus libéral la députée Marie Montpetit, qui fait l’objet d’allégations et d’une plainte de harcèlement psychologique de la part d’anciens employés.

Dans leur lettre, les membres de l’exécutif estiment que leur députée n’a pas eu droit à un traitement équitable, et n’a pas pu bénéficier du principe de la présomption d’innocence.

Ils plaident pour que Mme Montpetit ait droit à un processus d’enquête neutre et impartial, disant craindre par ailleurs que l’exclusion de Mme Montpetit des rangs libéraux plombe les chances du parti de conserver la circonscription lors de la prochaine campagne électorale en 2022.

Maurice-Richard ne fait pas partie des bastions libéraux. En 2018, le PLQ avait remporté la victoire avec une mince majorité de 530 voix et 29 % d’appuis. Québec solidaire (QS) suivait de près avec 25 % des voix et la Coalition avenir Québec (CAQ), se classait troisième avec 19 % des votes.