(Ottawa) Les députés conservateurs sont réunis à Ottawa, mercredi, pour discuter de la vaccination qui sera bientôt obligatoire pour entrer à la Chambre des communes.

Catherine Lévesque La Presse Canadienne

Les élus sont divisés sur la question. Selon une compilation de La Presse Canadienne, 80 députés disent être pleinement vaccinés, deux disent avoir des exemptions médicales qui les empêchent d’avoir le vaccin et un admet être partiellement vacciné. Les 36 autres refusent toujours de dire si, oui ou non, ils sont pleinement vaccinés contre la COVID-19.

Le député albertain Glen Motz fait partie de l’un de ceux qui refusent de dévoiler son statut vaccinal. Il a de nouveau refusé de le faire devant les journalistes, mercredi matin. Visiblement agacé, il a déclaré que le premier ministre Justin Trudeau a fait un « bon travail pour diviser les Canadiens ».

Son collègue Mark Strahl, de la Colombie-Britannique, est pleinement vacciné, mais dit vouloir défendre la « liberté de choix » pour tous les Canadiens. Concernant la politique de vaccination obligatoire pour entrer aux édifices parlementaires, il croit que la position est « extrême » et qu’il doit y avoir des « exemptions » pour les non-vaccinés.

Tous les députés conservateurs québécois sont pleinement vaccinés et se disent en faveur de la vaccination. À l’entrée du caucus, le député Luc Berthold disait qu’il n’a pas de « malaise » avec ses collègues qui ont des opinions divergentes.

Le doyen de la Chambre des communes, le bloquiste Louis Plamondon, croit plutôt que les conservateurs auront un débat animé sur la question. À son avis, « les conservateurs sont très mal à l’aise avec ça » puisque « la très grande majorité sont des gens disciplinés » et respectent les règles parlementaires qui exigent la vaccination.

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh y va moins dans la dentelle. À son avis, les conservateurs sont « égoïstes » et « élitistes » puisqu’ils sont plus intéressés à parler de leurs propres intérêts que des enjeux pressants du jour.

Mardi, le nouveau leader parlementaire du gouvernement, Mark Holland, disait espérer que les conservateurs entendront raison sur la vaccination obligatoire.