(Québec) François Legault profitera d’un minibudget cet automne pour donner des allégements financiers aux Québécois qui subissent une hausse « énorme » du coût de la vie.

Charles Lecavalier La Presse

« La meilleure façon d’aider les Québécois à faire face au coût du logement, au coût de l’épicerie, au coût d’à peu près tout ce qui augmente, c’est de remettre de l’argent dans le portefeuille des Québécois », a lancé le premier ministre mercredi à l’Assemblée nationale.

M. Legault a ouvert son jeu alors qu’un mini-budget, un exercice plus important qu’une classique mise à jour économique, se prépare dans les bureaux du ministère des Finances. Cet exercice, puis le budget du printemps 2022 — le dernier avant les élections générales — lui permettront de « continuer à travailler à mettre de l’argent dans le portefeuille des Québécois, entre autres pour les aides à payer le coût du logement qui est plus élevé ».

Il a fait ces déclarations lors d’un échange avec son adversaire solidaire Gabriel Nadeau-Dubois, qui lui a reproché d’oublier la crise du logement et les « 1,2 million de personnes au Québec qui vivent sous le seuil de la pauvreté ». M. Nadeau-Dubois réclame une taxe pour les acheteurs étrangers pour « calmer la spéculation immobilière ».

M. Legault a répliqué en affirmant qu’il faut penser aux propriétaires de maisons, et que le prix de l’immobilier est « beaucoup moins élevé » qu’en Ontario et en Colombie-Britannique, et qu’on ne peut pas tout régler « avec de nouvelles taxes ».

La veille, François Legault disait souhaiter trouver des solutions pour aider les Québécois qui font face à une augmentation « énorme » du coût de la vie lors de son discours inaugural. « Je veux vous dire qu’on regarde actuellement des moyens pour aider les Québécois qui n’ont pas eu les augmentations de salaire en conséquence, pour les aider à faire face à cette augmentation énorme du coût de la vie, entre autres dans le secteur de l’épicerie puis du logement », avait-il dit.

D’autres mesures fiscales ou financières

D’autres mesures fiscales ou financières sont à prévoir dans le minibudget. Québec tente de trouver le moyen pour « encourager les personnes de 60 à 69 ans soit de continuer à travailler ou de revenir au travail ». « On regarde actuellement comment on peut en faire plus », a dit M. Legault.

Le gouvernement risque également d’augmenter les crédits d’impôt pour les parents qui utilisent les services de garde non subventionnés, pour réduire l’iniquité avec ceux qui ont une place en milieu subventionné.

Le ministre des Finances Eric Girard doit aussi injecter de l’argent supplémentaire pour aider des travailleurs à se requalifier.

Le déficit anticipé de 12,3 milliards pour cette année sera également revu à la baisse en raison d’une relance économique plus forte que prévu, avait confirmé M. Girard à La Presse.