(Québec) Québec réagit à la montée de la violence armée et des fusillades dans la région métropolitaine : le gouvernement Legault devrait annoncer des fonds et des ressources vendredi.

Patrice Bergeron La Presse Canadienne

À la période de questions mercredi matin, l’opposition officielle a reproché à la Coalition avenir Québec (CAQ) son inaction devant la multiplication des incidents et crimes avec armes à feu.

« Il n’y a pratiquement plus une semaine où les coups de feu ne résonnent pas dans un quartier ou une rue », a déploré le député libéral Frantz Benjamin.

« Le sentiment d’inquiétude, d’insécurité, est à son comble à Montréal, à Longueuil, à Laval et dans plusieurs autres régions du Québec. […] L’escalade violence se poursuit. Les familles québécoises n’en peuvent plus des fusillades. »

Il a même fait allusion à la guerre sanglante des motards il y avait 25 ans, qui avait culminé avec la mort d’un enfant. Le gouvernement avait alors mis sur pied l’escouade Carcajou.

« Combien de victimes collatérales faudrait-il avant que ça devienne politiquement payant, pour ce gouvernement, d’aller de l’avant ? »

Mme Guilbault a répondu qu’elle allait faire une annonce importante, et même « sans précédent ».

Selon les renseignements obtenus d’un porte-parole, le gouvernement allouerait des ressources financières, mais il n’a pas été possible de connaître le montant ou l’envergure des ressources.

« Cette montée de violence, effectivement, nous inquiète », a-t-elle assuré.

Elle a rappelé qu’une enveloppe de 5 millions avait été accordée à l’équipe de lutte contre le trafic d’armes du Service de police de la Ville de Montréal. Aussi, 65 millions ont été attribués l’an dernier à la lutte au crime organisé et à la violence liée aux armes à feu.

« Ça ne suffit pas manifestement, donc vendredi matin, soyez tous attentifs », a-t-elle conclu.