(Québec) L’Assemblée nationale reprendra vie, mardi, avec le retour d’un plus grand nombre de députés pour entamer la nouvelle session parlementaire.

Caroline Plante La Presse Canadienne

Ce sera l’occasion pour les élus de débattre des façons de gérer l’interminable pandémie de COVID-19, ainsi que la pénurie de main-d’œuvre, qui sévit dans à peu près tous les secteurs.

Les députés se pencheront également sur la refonte de la loi 101 proposée par le ministre responsable de la langue française, Simon Jolin-Barrette.

L’étude du volumineux projet de loi 96 débute la semaine prochaine.

Cette pièce législative vise à encadrer l’usage du français dans plusieurs champs d’activité : les entreprises de 25 à 49 employés, l’affichage commercial et l’accès au cégep anglophone, notamment.

Pour la protéger des contestations judiciaires, le gouvernement Legault y a inclus une clause de dérogation, comme c’était le cas avec la loi 21 sur la laïcité de l’État.

D’ailleurs, ces deux textes ont fait l’objet de critiques pendant la campagne électorale fédérale, si bien que le premier ministre François Legault est intervenu pour déclarer que la nation québécoise était « attaquée », selon lui.

Le jour du scrutin fédéral est le 20 septembre.

Il sera aussi beaucoup question de garderies : le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, doit présenter cet automne une réforme du système, afin de permettre à des milliers d’enfants d’obtenir une place.

La présidente du Conseil du trésor, Sonia Lebel, poursuivra en parallèle les négociations avec les éducatrices en CPE pour le renouvellement de leur convention collective.

Enfin, en cette année préélectorale, tous les partis représentés à l’Assemblée nationale vont chercher à se distinguer et à marquer des points dans l’électorat.

La relative accalmie, pour l’instant, des cas de COVID-19 fait en sorte que 61 députés pourront participer à la période des questions au Salon bleu, comparativement à 37 la session dernière, a rapporté Radio-Canada.