(Québec) Le sort de l’entente de 6 milliards de dollars sur les services de garde n’inquiète pas le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe. Le gouvernement ira de l’avant avec la création de nouvelles places pour « compléter » le réseau des services de garde, « peu importe qui sera élu » à la tête du pays. « On n’a pas besoin » du fédéral, soutient-il.

Tommy Chouinard
Tommy Chouinard La Presse

Questionné au sujet de l’intention d’Erin O’Toole de déchirer cette entente Trudeau-Legault, Mathieu Lacombe a affirmé qu’avec ou sans la cagnotte du fédéral, « le plan de match va rester le même » de toute façon.

Lorsqu’on a lui a rappelé que cet accord prévoit le transfert de 6 milliards au Québec, il a répondu : « c’est une question pour le ministre des Finances, c’est une question d’organisation des finances du Québec assurément. Mais ce que je vous dis, c’est que pour le ministère de la Famille, pour moi comme ministre, pour les familles du Québec, ça ne change rien parce qu’on n’attend pas après le fédéral pour aller de l’avant avec ce plan-là qu’on avait annoncé d’ailleurs avant » la conclusion de l’entente.

Québec créera les places nécessaires pour combler les besoins des familles « peu importe le parti politique qui sera élu » à Ottawa. « On n’attend pas après le fédéral. On n’a pas besoin d’eux », a-t-il insisté.

Quelque 50 000 enfants sont sur la liste d’attente pour obtenir une place. Environ 37 000 places supplémentaires devraient être créées pour combler les besoins, selon Québec qui veut les concrétiser au cours des prochaines années.

Jeudi, dans une sortie inusitée, le premier ministre François Legault a dit souhaiter un gouvernement conservateur minoritaire. Il a fait une sortie virulente contre Justin Trudeau, dont le programme « centralisateur » est « dangereux » à ses yeux. Il a appelé les nationalistes à se « méfier » de M. Trudeau. S’il a demandé au chef conservateur de « s’expliquer » au sujet de son intention de déchirer l’entente de 6 milliards, il a surtout salué bon nombre de ses engagements. L’« approche » d’Erin O’Toole est « bonne » pour la nation québécoise, selon lui.