Le premier ministre Justin Trudeau se rendra à Rideau Hall dimanche à 10 h pour demander à la gouverneure générale du Canada, Mary Simon, de dissoudre le Parlement.

Mélanie Marquis
Mélanie Marquis La Presse

À l’issue de sa rencontre avec la représentante de la reine, Justin Trudeau prononcera une allocution et tiendra un point de presse, est-il indiqué dans son itinéraire du 15 août. Le scrutin devrait avoir lieu le 20 septembre prochain, selon les informations qui ont circulé au cours des derniers jours.

Les chefs de tous les partis d’opposition à la Chambre des communes ont critiqué la décision des libéraux de plonger le Canada en élection, alors que la quatrième vague de la pandémie est officiellement commencée au pays.

Toutes les formations sont prêtes depuis maintenant plusieurs semaines au déclenchement des hostilités. À la dissolution, les libéraux détenaient 155 sièges contre 119 chez les conservateurs, 32 chez les bloquistes, 24 du côté des néo-démocrates et deux chez les verts.

La plupart des sondages publiés ces derniers jours accordent au premier ministre sortant et à ses troupes une avance de quelques points sur Erin O’Toole et ses conservateurs. Un avantage qui, cependant, ne permettrait pas nécessairement aux libéraux de regagner la majorité qu’ils convoitent.

Les électeurs auront trois débats (deux en français et un en anglais) pour se faire une tête avant de se rendre aux urnes. La campagne électorale qui est à nos portes sera la plus chère jamais organisée au pays ; la facture sera de 612 millions de dollars, soit 100 millions de dollars de plus que celle de 2019.

Les chefs de tous les partis fédéraux prendront la parole une fois que Justin Trudeau aura fini de répondre aux questions des journalistes à Rideau Hall, dimanche. On ignore combien de temps pourrait durer le tête-à-tête entre le premier ministre sortant et la gouverneure générale Mary Simon.