(Montréal) Québec solidaire (QS) appelle le gouvernement du Québec à faire construire 10 000 nouvelles unités de logement social par année pendant cinq ans afin de répondre aux besoins de familles confinées à des listes d’attente, dont il évalue le nombre à 38 000.

La Presse Canadienne

Le député de Laurier-Dorion, Andrés Fontecilla, presse aussi la ministre de l’Habitation, Andrée Laforest, de mettre en place rapidement un registre des loyers afin de contrôler la hausse des prix des loyers sur le marché qui, a-t-il constaté, s’est aggravée depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Andrés Fontecilla déplore que le problème du manque de logement social ait été pelleté vers l’avant depuis des décennies par tous les gouvernements, à Québec et à Ottawa. Il affirme qu’à l’heure actuelle, les logements locatifs qui se construisent coûtent beaucoup trop cher aux familles de la classe moyenne.

Le député Fontecilla, qui est responsable pour Québec solidaire en matière de logement, invite le gouvernement de la CAQ à faire de la construction de logement social sa priorité numéro un au cours de la prochaine année pour augmenter l’offre de logements abordables sur le marché locatif, sinon, la situation sera pire l’an prochain.

Lors d’une tournée de la Rive-Sud de Montréal qu’il vient de compléter, le député dit avoir noté de criants besoins en logement social pour loger les familles.

Déjà, en publiant mardi pour une deuxième fois une enquête sur le prix des logements à louer, le Regroupement des comités logements et associations de locataires du Québec (RCLALQ) avait lui aussi fait la promotion de l’implantation d’un registre public des loyers. L’organisme expliquait qu’il permettrait aux locataires de connaître avec exactitude l’ancien loyer payé alors qu’actuellement, même si cette information doit être inscrite au bail, les locataires n’ont aucune manière de confirmer sa véracité.

L’enquête du RCLALQ a conclu que les prix des logements à louer ont bondi depuis l’an dernier dans l’ensemble des régions du Québec.

Le mois dernier, face à la multiplication de cas du phénomène des « rénovictions », le député de Rosemont pour Québec solidaire, Vincent Marissal, avait demandé au gouvernement Legault d’interdire cette pratique ou à tout le moins d’émettre un moratoire. Il déplorait la pratique selon laquelle une manœuvre comptable et légale permettait à quelqu’un d’acheter un immeuble résidentiel pour ensuite évincer tous ses locataires et de rénover, souvent de façon cosmétique, avant de louer après à deux fois le prix.