(Ottawa) S’ils sont portés au pouvoir après les prochaines élections, les conservateurs promettent d’instaurer un plan de préparation d’urgence pour la COVID-19 et les futures pandémies qui sera évalué et mis à jour à chaque année.

Catherine Lévesque La Presse Canadienne

Le chef du Parti conservateur, Erin O’Toole, a présenté cette feuille de route aux allures d’une promesse pré-électorale lors d’une conférence de presse à Ottawa mardi.

« Quand la COVID-19 a frappé, le gouvernement Trudeau n’était pas prêt », a accusé M. O’Toole.

« Sans préparation, il a pris des décisions qui ont mis des vies en péril et paralysé notre économie. Le Canada a déjà fait face à des pandémies, dont le SRAS et le H1N1, nous avions tiré des leçons et nous nous étions préparés à de futures pandémies », a-t-il ajouté.

Les conservateurs promettent notamment d’établir des partenariats avec des sociétés pharmaceutiques pour accélérer la fabrication de médicaments et d’ingrédients essentiels, de travailler avec les États-Unis pour renforcer la chaîne d’approvisionnement nord-américaine de produits pharmaceutiques et de renforcer la production nationale d’équipement de protection individuelle.

Ils souhaitent aussi améliorer la capacité de recherche et de production de vaccins au Canada en suivant l’exemple du Royaume-Uni et créer un nouveau laboratoire à niveau de sécurité élevé, parallèlement au Laboratoire national de microbiologie, afin de pouvoir « identifier rapidement la menace posée par les nouvelles maladies infectieuses et les nouveaux agents de bioterrorisme ».

Finalement, ils comptent mener une enquête publique sur la réponse du gouvernement à la pandémie et collaborer avec les alliés du Canada pour soutenir une enquête sur les origines de la COVID-19.

« Nous ne devons plus jamais être pris au dépourvu comme nous l’avons été lorsque la COVID-19 a frappé l’année dernière. Les conservateurs du Canada vont rendre le Canada plus résilient, réduire notre dépendance envers des pays étrangers comme la Chine et prendre au sérieux notre responsabilité de protéger la santé des Canadiens », a poursuivi M. O’Toole.

« Nous sommes contents que M. O’Toole arrive aux mêmes conclusions que notre gouvernement », a réagi le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, appelé à réagir sur les grandes lignes de ce plan en conférence de presse.

« Nous avons reconnu depuis le début de la pandémie que le Canada était dans une situation difficile à cause du fait qu’au fil de plusieurs décennies, la capacité du [secteur] biomanufacturier du Canada a été énormément diminuée », s’est-il justifié, en ajoutant que le gouvernement a l’obligation de s’assurer que le pays sera mieux préparé s’il se retrouve dans cette même situation.

M. LeBlanc a ajouté que le gouvernement libéral aura des « bonnes nouvelles » à annoncer dans les prochaines semaines précisément pour s’assurer que le Canada soit prêt dans l’éventualité d’une prochaine pandémie.