(Québec) Le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, a été sanctionné jeudi par ses pairs pour avoir enfreint le code de déontologie de l’Assemblée nationale.

Hugo Pilon-Larose
Hugo Pilon-Larose La Presse
Tommy Chouinard
Tommy Chouinard La Presse

Une « réprimande » a été adoptée par les députés au Salon – y compris par les élus de son propre parti – après la période des questions. M. Fitzgibbon s’est abstenu de voter. C'est la première fois qu'un ministre est blâmé à l'Assemblée nationale depuis la création du code d'éthique et de déontologie, qui a été adopté en 2010.

Fin octobre, la commissaire à l’éthique, Ariane Mignolet, avait conclu que le ministre de l’Économie a enfreint le code de déontologie de l’Assemblée nationale en raison de ses échanges et de ses rencontres avec son ami lobbyiste Luc Laperrière. Elle lui avait reproché d’avoir accordé à M. Laperrière un accès privilégié. Selon elle, le ministre s’est placé « dans une situation où son intérêt personnel pouvait influencer son indépendance de jugement dans l’exercice de sa charge, en raison de ses liens étroits avec monsieur Laperrière ».

Mme Mignolet avait recommandé aux élus de sanctionner le ministre de l’Économie en votant en faveur d’une « réprimande ». Le premier ministre François Legault avait confirmé il y a quelques jours qu’il recommanderait à son caucus de voter pour cette réprimande puisque le ministre avait été « imprudent ». « Il a eu sa leçon », avait-il dit.