(Ottawa) Le Nouveau Parti démocratique (NPD) utilisera sa journée d’opposition, jeudi, pour pousser l’idée d’une taxe sur les « ultrariches ».

Catherine Lévesque
La Presse Canadienne

Selon le chef néo-démocrate Jagmeet Singh, c’est aux Canadiens les plus nantis de mettre la main à la pâte en temps de pandémie.

« Ce ne doit pas être Monsieur, Madame Tout-le-Monde qui doit payer le prix pour la relance. Ça doit être les grandes entreprises qui ont fait des profits records, les gens qui ont des fortunes de plus de 20 millions de dollars. Ce sont eux, les ultrariches, qui doivent payer leur juste part », a insisté M. Singh.

La motion amenée jeudi demandera au gouvernement libéral de mettre en place une nouvelle taxe de 1 % sur les fortunes évaluées à plus de 20 millions ainsi qu’une taxe sur les bénéfices des grandes sociétés « qui engrangent des profits exorbitants pendant la pandémie ».

Le NPD souhaite que l’argent tiré de ces mesures serve à financer de nouveaux programmes sociaux : revenu de subsistance garanti, régime national de soins dentaires, régime d’assurance-médicaments public et universel, ainsi que de nouveaux logements abordables, dont certains faits pour et par les peuples autochtones.

Il est cependant difficile de prévoir combien d’argent il serait possible d’aller chercher avec ces mesures.

M. Singh soutient qu’une nouvelle taxe de 1 % pour les plus riches pourrait générer près de 70 milliards au cours des 10 prochaines années. Le Directeur parlementaire du budget avait en effet suggéré que la mesure pourrait permettre de générer 5,6 milliards au cours de l’exercice 2020-2021 et près de 9,5 milliards en 2028-2029.

M. Singh n’avait toutefois pas de chiffre à fournir pour sa taxe sur les bénéfices des grandes sociétés.

« On sait qu’on peut réaliser beaucoup de revenus avec ça, […] comme on a fait dans le passé, dans les guerres mondiales. On a proposé quelque chose de similaire et on a vu un grand succès », a-t-il soutenu.

Rappelons qu’en juillet dernier, dans son « portrait économique », le gouvernement fédéral prévoyait un déficit de plus de 340 milliards pour l’exercice 2020-2021.