(Ottawa) Le Parti vert fédéral a accidentellement conservé des dons destinés à soutenir la campagne à la direction de Glen Murray, a révélé le parti dans un communiqué diffusé mardi.

La Presse Canadienne

Le parti indique que les contributions destinées à l’ancien maire de Winnipeg et ancien ministre libéral de l’Ontario ont été considérées à tort comme des dons généraux et sont restées dans les coffres du parti plutôt que d’être redistribuées.

Les dons aux candidats à la direction étaient acheminés au parti, qui les a traités et a transféré 75 % de chaque contribution à la campagne qui a permis de collecter l’argent.

M. Murray a affirmé en entrevue que sa campagne avait découvert le problème la semaine dernière, après avoir remarqué que les dons que son équipe avait reçus et transmis au bureau du parti n’étaient jamais revenus à la campagne.

« Nous savons que c’est une part très importante du financement que nous avons collecté », a-t-il indiqué, estimant le montant à quelques dizaines de milliers de dollars.

Officiellement, le dernier rapport de financement de la campagne Murray indiquait qu’elle avait collecté 59 650,20 $, donc le montant gardé par le parti s’avère considérable.

En plus d’avoir fait paraître sa collecte de fonds comme étant plus faible qu’elle ne l’était réellement, cela ne lui a pas permis de se payer la campagne qu’il aurait voulu vraiment faire.

« Ça a vraiment bousillé notre planification », s’est-il désolé.

La chef intérimaire des Verts, Jo-Ann Roberts, a indiqué que le parti était toujours en train de déterminer le montant qui a été indûment retenu. Mais cela rendra les comptes des principaux collecteurs de fonds « beaucoup plus proches », a-t-elle avancé.

Le parti a également déclaré que le remboursement de la campagne Murray serait effectué « le plus rapidement possible ».

Le vote pour choisir le prochain chef du parti est en cours depuis samedi et le gagnant sera annoncé en fin de semaine.

M. Murray a souligné que ses bénévoles étaient en ce moment déchirés. Ils ne savent pas s’ils devraient se concentrer à récupérer les sommes retenues par le parti ou à faire ce qu’une campagne fait normalement dans la phase finale d’une course : contacter les partisans pour s’assurer qu’ils ont voté.

Le candidat a dit qu’il ignorait si la situation pouvait être corrigée si tard dans la course.

« C’est déchirant, je ne sais pas ce qu’ils peuvent faire maintenant », a-t-il conclu.