(Ottawa) Le premier ministre Justin Trudeau prévient les Canadiens que la deuxième vague de cas de COVID-19 qui frappe déjà quatre provinces s’annonce pire que celle qui a forcé un confinement général au printemps.

Joël-Denis Bellavance Joël-Denis Bellavance
La Presse

Dans un discours à la nation, mercredi soir, M. Trudeau a affirmé que le pays « est à la croisée des chemins » et que le respect des règles prescrites par les autorités sanitaires est le meilleur outil pour éviter le pire.

« L’avenir est entre nos mains », a-t-il laissé tomber, quelques heures après la lecture du discours du Trône au Sénat qui énonce les grandes priorités de son gouvernement alors que la pandémie de COVID-19 continue de sévir.

Jugeant que l’heure est grave et qu’il importe de faire preuve de franchise, le premier ministre a affirmé que les deux prochaines semaines seront cruciales. Il a d’ailleurs repris un refrain qu’il a souvent prononcé durant les premiers mois de la crise.

« Les gestes qu’on pose aujourd’hui vont faire toute la différence sur ce qui arrivera dans 2 semaines et dans deux mois. Portez un masque – ça sauve des vies. Lavez vos mains. Gardez vos distances. Faites-vous vacciner contre la grippe », a-t-il notamment énuméré.

« Écoutez les agences de santé publique. […] Limitez votre cercle social. Évitez de prendre des risques qui ne sont pas nécessaires. Ce n’est pas le temps de faire des partys. Personne n’est invincible. Et vos proches ne le sont pas non plus. On ne peut pas baisser nos gardes, même dans les endroits où le nombre de cas est encore bas » a-t-il soutenu.

M. Trudeau a affirmé que les soupers familiaux lors de l’Action de grâce dans deux semaines seront à oublier cette année. Mais « nous avons encore une chance d’éviter que cela soit aussi le cas à Noël », a-t-il dit.

« Je sais que la lutte contre la COVID-19 a été difficile pour tous les Canadiens durant les 6 derniers mois. Pour trop de gens, c’est d’une question de vie ou de mort.

Et pour nous tous, collectivement, c’est le combat de notre génération », a-t-il aussi avancé.

« Au printemps, on a tous travaillé ensemble pour aplatir la courbe, et nos efforts ont porté fruit. Mais maintenant, le virus est en train de revenir en force dans plusieurs parties du pays », a-t-il encore dit, rappelant que l’on a enregistré plus de 1000 cas au pays en une seule journée mardi.

Durant son allocution d’une quinzaine de minutes, le premier ministre a réitéré que le gouvernement prendra les mesures qui s’imposent au cours des prochaines semaines, comme il l’a fait depuis la mi-mars, pour soutenir les familles, les travailleurs et les entreprises durant la pandémie.

« La première chose qu’il faut faire, c’est de protéger la santé des gens », a-t-il argué. « Les actions de nos parents et de nos grands-parents, ceux de la génération qui ont affronté la Grande Dépression et la Seconde Guerre mondiale, nous rappellent qu’il faut être résilients et patients en temps de crise. Ils ont bâti le monde d’aujourd’hui. C’est maintenant à nous de bâtir le monde de demain, en commençant par les protéger », a-t-il dit.

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