(Québec) Il y a un front commun des provinces pour demander au gouvernement fédéral de nouveaux fonds récurrents pour, par exemple, financer l’embauche de travailleurs dans le secteur de la santé, annonce le premier ministre François Legault.

Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

Il se rendra à Ottawa vendredi pour rencontrer ses homologues Doug Ford (Ontario), Jason Kenney (Alberta) et Brian Pallister (Manitoba). Ils feront une sortie publique pour mettre de la pression sur Ottawa.

« On a réussi à avoir une unanimité parmi les provinces et territoires pour faire des demandes communes au gouvernement fédéral », a-t-il déclaré lors d’un point de presse jeudi. « On est toujours plus forts quand on est unis, quand on se tient ensemble, les différentes provinces, et on l’a vu pour les mesures qui étaient plus ponctuelles pendant la crise. » Cette fois, les provinces ont besoin de « fonds récurrents » d’Ottawa pour « par exemple, embaucher des employés ». Rappelons que François Legault, nouveau président du Conseil de la fédération, a comme priorité d’obtenir une hausse des transferts en santé.

« J’ai très hâte de montrer ce front commun unanime des provinces pour faire des demandes, entre autres, sur des sujets qui auraient dû être réglés depuis très longtemps avec Ottawa », a-t-il ajouté.

Il y a une semaine, M. Legault annonçait que la réunion du Conseil de la fédération, qui devait rassembler les premiers ministres des provinces à Québec les 24 et 25 septembre, est annulée. Il expliquait que les premiers ministres des provinces maritimes et des territoires auraient dû se placer en isolement pendant 14 jours à leur retour. Les autres étaient prêts à venir, mais « on a décidé d’annuler », disait-il.

François Legault voulait que cette réunion à Québec soit le coup d’envoi de son offensive pour obtenir une hausse des transferts fédéraux en santé. La rencontre de vendredi sera de toute évidence son nouveau tremplin.

Ottawa et les provinces viennent à peine de conclure un « accord sur la relance sécuritaire » qui prévoit le versement de 19 milliards de dollars par le fédéral. Or, cet accord vise le financement de mesures qui seront mises en œuvre « au cours des six à huit prochains mois ». Il ne s’agit donc pas de fonds récurrents.