(Québec) François Legault a plus à cœur sa popularité que sa responsabilité, dénonce le Parti québécois.

Caroline Plante
La Presse Canadienne

Le gouvernement caquiste « hésite » avant de prendre des décisions parce qu’il ne veut pas que personne ne le « déteste », pour des raisons électoralistes, a soutenu le chef intérimaire péquiste Pascal Bérubé.

« Depuis le début de la pandémie, ils ont toujours voulu être le moins impopulaires possible, a-t-il répondu à des journalistes anglophones mercredi. Mais c’est une question de responsabilité et non pas de popularité.

« Si vous agissez avec responsabilité, vous êtes en train de faire la bonne chose, mais si vous pensez à l’élection de 2022, vous faites la mauvaise chose.

« À tous les jours, dans leurs communications, c’est le message qu’ils envoient. Ils aiment être populaires, ils veulent le demeurer et ils ont un œil sur l’élection de 2022 », a-t-il poursuivi.

En comparaison, M. Bérubé affirme, lui, avoir à cœur la santé des Québécois. « Je me préoccupe de la santé des Madelinots, des gens de ma région et de votre santé aussi », a-t-il lancé à l’intention des journalistes.

« C’est pourquoi il faut continuer de poser des questions difficiles sur ce qu’ils font », a-t-il renchéri.

Cette accusation survient au moment où le gouvernement Legault hausse le ton et appelle les Québécois à être plus solidaires et respectueux des consignes sanitaires en vigueur.

Le nombre de nouveaux cas signalés au Québec a dépassé la barre des 300 mercredi, pour un total de 65 857 personnes infectées depuis le début de la pandémie.

Le message du premier ministre Legault n’a toutefois pas été accompagné de nouvelles mesures contraignantes, qui auraient pu être impopulaires dans la population.

Cela fait dire aux partis d’opposition que le gouvernement prend un ton alarmiste mais « ne fait rien ».

Confronté à ces propos mercredi, François Legault a réagi en disant : « c’est faux ».

Il a prôné une approche équilibrée. « Moi, ce que je veux, c’est tout faire pour qu’il n’y ait pas de deuxième vague. […] Il faut agir pas juste pour faire un spectacle, mais pour que ça donne des résultats », s’est-il défendu.

M. Legault a réitéré que les principales sources de transmission de la COVID-19 actuellement étaient les partys entre amis et les rassemblements en famille dans les résidences privées.

Il a dit examiner la possibilité de se donner les moyens d’intervenir dans les maisons, pour mieux freiner la propagation du virus, mais « ce n’est pas simple », a-t-il argué.