(Québec) Le chef par intérim du Parti québécois, Pascal Bérubé, a déposé lundi une plainte à la Sûreté du Québec (SQ) après avoir reçu sur Twitter un message qu’il a jugé menaçant.

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

L’individu en question, qui se présente comme Lys Patriote, a écrit un message public en interpellant Pascal Bérubé : « vous et votre conjointe ne pourrez plus marché dans les rues bientôt, Nous avions confiance en vous, indépendantiste (supposément) vendu au mondialisme un traitre a la nation voilà ce que vous êtes tous les 2 ». (citation exacte)

CAPTURE D’ÉCRAN, TWITTER

M. Bérubé a affirmé lundi qu’il ne prenait pas des messages du genre à la légère, notamment puisque sa conjointe, l'animatrice et journaliste culturelle Annie-Soleil Proteau, est interpellée. La Sûreté du Québec lui a indiqué qu’elle ferait enquête, a-t-il mentionné.

« J’ai la couenne plutôt dure, mais là on vient d’embarquer ma conjointe là-dedans. Je vois rouge. (…) Il ne faut pas collectivement banaliser ça. Il faut envoyer un message très fort. Je n’ai pas hésité. C’est une menace assez forte à l’égard de mon couple et je ne vais pas laisser passer ça. Je ne veux pas vivre dans la peur », a dit M. Bérubé.

Sur Twitter, l’individu s’est depuis excusé. « Je voudrais m’excuser pour un Tweet certaine personne on trouvé menacant. Ce n’est pas ça je voulais exprimer que l’opposion ne fait pas sa job », a-t-il écrit (citation exacte).

Les politiciens sont fréquemment interpellés sur les réseaux sociaux, parfois par des citoyens qui tiennent des propos violents. La semaine dernière, la SQ a rencontré deux hommes de 59 et 65 ans qui ont tenu des propos menaçants envers le premier ministre François Legault. L’un d’eux avait écrit sur Facebook que M. Legault « payerait de sa vie » pour avoir imposé le port du masque. L’homme a depuis affirmé qu’il voulait « parler de sa vie politique » et qu’il n’était pas violent.