(Ottawa) La moitié des Canadiens seraient d’accord avec le déclenchement d’élections générales anticipées si le Commissariat aux conflits d’intérêts et à l’éthique concluait que le premier ministre Justin Trudeau a violé la loi dans le dossier UNIS, indique un sondage récent.

La Presse canadienne

Le sondage Léger, mené pour l’Association d’études canadiennes avant le témoignage de M. Trudeau devant un comité des Communes, indique que les résidants des Prairies seraient les plus pressés de faire tomber le gouvernement libéral (de 59 à 64 % des répondants) ; les citoyens de l’Atlantique et de l’Ontario seraient moins empressés (40 et 43 %). Le Québec se situe à peu près au milieu mais dans la moyenne nationale, à 52 %.

Sans grande surprise, le sondage suggère que la tenue d’un scrutin anticipé serait endossée à 78 % par les partisans du Parti conservateur et à 67 % par les sympathisants du Bloc québécois. Les répondants qui penchent pour le Nouveau Parti démocratique ou pour le Parti vert sont moins empressés d’aller aux urnes (43 et 46 %).

Le sondage démontre aussi que la controverse de l’affaire UNIS a nui à la popularité du Parti libéral et du premier ministre. La moitié des répondants ont soutenu que l’affaire UNIS avait « aggravé » leur opinion sur M. Trudeau et 42 % ont estimé que cette controverse avait aggravé leur opinion sur le Parti libéral.

Cette tendance semble mettre le pouvoir à la portée du Parti conservateur — même si les militants n’ont pas encore choisi leur nouveau chef. Le sondage accorde 33 % des appuis des électeurs canadiens décidés au Parti libéral, 31 % au Parti conservateur, 20 % au Nouveau Parti démocratique, 8 % au Bloc québécois et 6 % au Parti vert. Le 27 juillet, le même sondeur donnait deux points de plus aux libéraux et deux points de moins aux conservateurs.

Au Québec, le Bloc domine toujours à 33 % des intentions de vote. Les libéraux suivent à 27 %, les conservateurs à 18 % et les néo-démocrates à 16 % ; les verts ferment la course à 4 %.

Le sondage a été mené auprès d’un panel web de 1531 Canadiens du 24 au 26 juillet. Les experts en recherche et en méthodologie jugent qu’il est impossible d’attribuer une marge d’erreur à un sondage réalisé en ligne puisque la méthode d’échantillonnage est non probabiliste.