(Ottawa) Le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, héritera aussi des dossiers de la Francophonie internationale. Mais l’absence d’un titre distinct soulève des questions.

Catherine Lévesque
La Presse canadienne

Le quotidien Le Nouvelliste a d’abord révélé cette nomination qui « était passée sous le radar », lors d’une entrevue avec M. Champagne.

Dans les faits, le gouvernement fédéral regroupe les organismes internationaux, dont l’Organisation internationale de la Francophonie, sous l’égide d’Affaires mondiales Canada.

Mais le titre de ministre de la Francophonie est parfois attribué à d’autres ministres. Lors du dernier mandat libéral, les ministres Marie-Claude Bibeau et Mélanie Joly ont été tour à tour ministres de la Francophonie.

Stéphanie Chouinard, professeure adjointe au département de science politique du Collège royal militaire du Canada, admet qu’il est « étrange que le dossier de la Francophonie n’ait pas été explicitement mentionné lors du dévoilement du conseil des ministres, d’autant plus qu’il a changé de main ».

« Considérant que c’est un poste qui existe depuis le début des années 1980, il s’agit semblablement d’un recul, à tout le moins d’un point de vue symbolique. Il reste à voir quelle vision apportera M. Champagne à ce dossier. Ce sera une transition à surveiller », dit-elle.

Mme Joly, nommée ministre du Développement économique et des Langues officielles, continuera quant à elle d’être responsable des dossiers touchant la francophonie canadienne.

Les dossiers précis dont héritera M. Champagne comme ministre des Affaires étrangères seront détaillés dans une lettre de mandat qui sera rendue publique prochainement.