(Québec) Les Québécois fédéralistes n’ont pas à voter pour Québec solidaire, a rappelé mardi le leader parlementaire du parti, Gabriel Nadeau-Dubois.  

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

Réunis en congrès la fin de semaine dernière, les militants solidaires ont adopté des résolutions pour qu’un gouvernement formé par leur formation politique mette en place des « gestes de rupture » avec le Canada dès son arrivée au pouvoir. M. Nadeau-Dubois avait également affirmé n’avoir jamais rencontré de fédéralistes dans sa formation politique.  

En mêlée de presse, mardi, ce dernier a finalement admis qu’en mettant le plein gaz vers l’indépendance, son parti pourrait perdre quelques votes.  

« On est conscient de ça, [mais] je pense que les arguments de peur sont en train de perdre de l’efficacité au Québec. Les Québécois sont prêts pour essayer autre chose et nous, c’est ce qu’on propose. Une transformation du Québec qui passe notamment par l’indépendance. Si les gens ne veulent pas ça, ils ne sont pas obligés de voter pour nous », a-t-il dit.  

Le PQ irrité 

Au Parti québécois, le chef parlementaire Pascal Bérubé s’est montré irrité mardi par de récentes déclarations de M. Nadeau-Dubois, où celui-ci critiquait les péquistes.  

« Gabriel Nadeau-Dubois fait une sortie hier à la radio, et là il s’en prend au Parti québécois. Ça vient d’où, ça ? Moi, je ne parle pas de Gabriel Nadeau-Dubois dans mon discours politique », a affirmé M. Bérubé.

Selon lui, il est clair que Québec solidaire fait passer « la croissance politique de » leur parti « par un dénigrement du Parti québécois ».  

« Nous, quand on prend nos orientations et que l’on fait nos stratégies, on ne pense pas à la troisième opposition », a rétorqué Gabriel Nadeau-Dubois mardi.