(Ottawa) Geoff Regan, qui a été président de la Chambre des communes pendant quatre ans, souhaite reprendre son rôle lors de la reprise des travaux au Parlement.

La Presse canadienne

Le député libéral d’Halifax prévoit figurer parmi les candidats qui voudront jouer le rôle d’arbitre dans une Chambre des communes qui pourrait être bien agitée après la campagne électorale brutale qui a reporté les libéraux de Justin Trudeau au pouvoir, avec un gouvernement minoritaire.

La nouvelle session débutera le 5 décembre et le premier point à l’ordre du jour sera l’élection d’un nouveau président par les députés.

La porte-parole du bureau du Président, Heather Bradley, a déclaré que M. Regan « serait ravi de pouvoir mettre son expérience de président de la 42e législature au service de la Chambre des communes, et laissera par conséquent son nom pour le poste de président ».

Trois autres personnes maintiendront leur nom pour le vote : Bruce Stanton, député conservateur qui a été vice-président lors de la dernière session, Anthony Rota, député libéral du nord de l’Ontario qui a siégé à la dernière session comme vice-président adjoint et Carol Hughes, députée néo-démocrate qui a également été vice-présidente adjointe.

Tout député qui n’enlève pas son nom du vote est considéré comme candidat au poste, qui s’accompagne d’une augmentation substantielle de son salaire (environ 255 000 $), d’un appartement privé situé près de la Chambre des communes et d’un domaine rural à Gatineau, connu sous le nom de La Ferme.

Les députés choisiront par vote préférentiel le nouveau président. Le même jour, le gouvernement Trudeau a l’intention de présenter un discours du Trône décrivant son ordre du jour pour la nouvelle session.

Le vote sur le discours du Trône sera le premier test de confiance dans le nouveau gouvernement minoritaire.

Les libéraux auront besoin de l’appui du Bloc québécois ou du Nouveau parti démocratique au minimum pour survivre au vote de confiance.

Une défaite lors d’un vote de confiance serait considérée comme une défaite du gouvernement, après quoi la gouverneure générale Julie Payette devrait décider de déclencher des élections ou de donner au chef conservateur Andrew Scheer l’occasion de voir s’il pourrait gagner la confiance de la Chambre.

La Chambre des communes siégera pendant sept jours, soit jusqu’au 13 décembre, avant de prendre une pause pour les vacances des Fêtes. La reprise des travaux n’est pas prévue avant le 27 janvier.