(Ottawa) La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a salué la communauté ukrainienne répandue dans plusieurs provinces telles que l’Alberta et la Saskatchewan comme un symbole unificateur pour le Canada après les élections.

La Presse canadienne

Elle a également souligné vendredi qu’elle était née en Alberta, même si elle représente maintenant une circonscription du centre-ville de Toronto.

Mme Freeland a pris la parole à l’ouverture d’une convention de trois jours organisée par le Congrès des Ukrainiens-Canadiens.

Mme Freeland fait partie des 1,3 million de Canadiens de descendance ukrainienne, qui représentent l’une des diasporas les plus influentes au pays.

À la suite d’une élection fédérale aux résultats morcelés à travers le pays, Mme Freeland a laissé entendre que les Canadiens d’origine ukrainienne qui ne sont pas liés par une affiliation politique pouvaient servir d’exemple unificateur pour le pays.

Les libéraux ont remporté un gouvernement minoritaire, mais ont été exclus par les conservateurs de l’Alberta et de la Saskatchewan, ce qui complique la tâche du premier ministre Justin Trudeau pour assurer une représentation régionale lorsqu’il dévoilera son cabinet le 20 novembre.

« Je représente University-Rosedale (à Toronto), mais je suis à l’origine une fière Albertaine, a déclaré Mme Freeland dans son discours. Nous venons de traverser une campagne électorale. Et les campagnes électorales portent inévitablement et à juste titre sur la mise en lumière des contrastes », a-t-elle fait valoir.

« Mais après les élections, il est également important pour les personnes qui ont le privilège d’être choisies par les Canadiens de les représenter au Parlement, il est donc important de nous réunir et de reconnaître que, collectivement, nous avons la responsabilité de représenter tous les Canadiens et de gouverner pour tout le pays », a-t-elle ajouté.

Mme Freeland a déclaré avoir été inspirée par la présence d’un groupe de Canadiens d’origine ukrainienne représentant toutes les régions du pays.

Elle a souligné que la communauté « réunissait des Ukrainiens de l’Ontario, du Québec, de l’Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba ».

« Je ne veux oublier personne d’autre, du Canada atlantique ou de la Colombie-Britannique, bien sûr. Nous sommes une communauté qui surpasse cette division régionale de façon très puissante », a soutenu Mme Freeland.