Le député Pierre Nantel n'a pas mis de temps à sceller son union avec une nouvelle famille politique. Quelques jours à peine après avoir été chassé du Nouveau Parti démocratique (NPD), il a confirmé qu’il se présentera sous la bannière du Parti vert.

Mélanie Marquis Mélanie Marquis
La Presse

«Au Québec, l’élection d’octobre sera une élection référendaire sur le climat. Il y aura deux camps: les libéraux et les conservateurs, qui veulent plus d’exportation de pétrole, et le camp pour protéger le climat», a-t-il déclaré lundi en conférence de presse dans le Vieux-Longueuil.

Le député Nantel a été destitué vendredi dernier après que les néo-démocrates eurent appris qu'il était en pourparlers avec le Parti vert. Comme la Chambre des communes n’est pas encore dissoute, il demeure le représentant de Longueuil—Saint-Hubert, mais à titre d’indépendant.

La leader de la formation, Elizabeth May, s’est réjouie de sa prise. «Pierre Nantel est un leader climatique, et il est l’un des députés les plus passionnés que j’aie vus, a-t-elle affirmé. Il nous faut plus de députés comme lui pour faire la guerre contre la catastrophe climatique.»

Les verts avaient déjà investi une candidate dans Longueuil—Saint-Hubert : Casandra Poitras, qui s’était présentée sous la bannière verte dans cette circonscription en 2011. La semaine dernière, en entrevue à La Presse, elle s’était montrée ouverte à céder sa place.

Ancien directeur artistique, Pierre Nantel a été élu pour la première fois en 2011, alors que la vague orange a déferlé sur le Québec. Son départ fait passer de cinq à six sur 15 le nombre d'élus québécois sortants qui ont choisi de ne pas briguer les suffrages pour la formation de Jagmeet Singh au scrutin du 21 octobre prochain.

Son passage chez les verts signifie que la lutte se fera notamment entre deux transfuges dans la circonscription: l’ancien ministre péquiste de la Santé, Réjean Hébert, y est candidat à l’investiture pour le Parti libéral du Canada. Les conservateurs misent sur Patrick Clune, tandis que les bloquistes ont envoyé Denis Trudel au front pour une seconde fois.