Le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, et celui du Parti populaire, Maxime Bernier, seront les deux seuls leaders fédéraux à ne pas déambuler dans les rues de Montréal dimanche prochain pour le défilé de la Fierté.

Mélanie Marquis
La Presse

« Les conservateurs se sont toujours fièrement battus pour les droits et la protection de tous les Canadiens, dont les personnes de la communauté LGBTQ, au pays et à l’étranger », a exprimé dans un courriel Virginie Bonneau, l’attachée du chef Scheer.

« Il existe de nombreuses façons de soutenir cette communauté [et] M. Scheer va continuer à s’opposer à la haine et à la discrimination sous toutes leurs formes », a-t-elle ajouté, précisant que le lieutenant québécois Alain Rayes, lui, serait de la partie.

Son ancien rival, Maxime Bernier, ne sera pas non plus des festivités. « Il a déjà participé à une parade à Toronto [en 2016]. Il n’ira pas à celle-ci », a signalé son attaché Martin Masse.

De son côté, le premier ministre Justin Trudeau, fidèle à son habitude, devrait y prendre part. « On peut s’attendre à ce qu’il y soit encore cette année », a-t-on signalé dans son entourage.

Lorsqu’il a participé au défilé de la Fierté gaie de Vancouver, la semaine dernière, le premier ministre n’avait pas manqué de souligner l’absence du chef conservateur, la qualifiant de « regrettable ».

« J’aurais vraiment qu’Andrew Scheer soit ici aujourd’hui pour envoyer à des enfants de régions rurales qui sont peut-être victimes d’intimidation que nous les appuyons sans réserve. Mais je suis ici avec des politiciens qui le font », a-t-il affirmé.

À ses côtés se trouvaient le leader néo-démocrate Jagmeet Singh ainsi que la chef du Parti vert, Elizabeth May, lesquels marcheront également dans les rues de Montréal dimanche prochain. Le bloquiste Yves-François Blanchet sera aussi du cortège.

L’absence d’Andrew Scheer et de Maxime Bernier n’« étonne pas vraiment » le président fondateur de l’événement, Éric Pineault. Mais il continue à trouver « étrange que dans un pays ouvert comme le Canada, un chef de parti ne soit pas là ».

« Les questions LGBT devraient faire partie des préoccupations de tous les leaders des partis, parce que les droits LGBT sont aussi des droits de la personne », a-t-il fait valoir en entrevue à La Presse.

Le 36e défilé de la Fierté se mettra en branle vers 13 h, dimanche, boulevard René-Lévesque, dans le centre-ville de Montréal.