(Québec) Ce sont finalement « entre 12 000 et 13 000 » demandes d’immigration qui seront jetés à la corbeille par le gouvernement Legault, et non 18 000 comme il prévoyait cet hiver.

Martin Croteau Martin Croteau
La Presse

Dans la nuit de samedi à dimanche, les parlementaires ont adopté sous bâillon le projet de loi 9, qui réforme le système d’immigration. La pièce législative prévoit que les nouveaux arrivants seront sélectionnés en fonction des besoins du marché du travail, et non plus en vertu du système du « premier arrivé, premier servi ».

La réforme a été vivement contestée par l’opposition et plusieurs experts. La raison : elle entraîne la fin de l’étude des 18 000 demandes d’immigration faites sous l’ancien régime, parfois il y a plusieurs années.

Ces demandeurs – environ 50 000 personnes – doivent reprendre le processus depuis le début et appliquer via le nouveau programme Arrima.

Le ministre Simon Jolin-Barrette a offert une concession lors du marathon qui a précédé l’adoption finale de la pièce législative. Environ 3700 demandes présentées par des gens qui se trouvent déjà au Québec seront traitées. Les demandeurs n’auront donc pas à reprendre le processus à zéro.

Au cours des dernières semaines, le ministère a aussi traité quelque 2000 demandes, sur ordre de la Cour supérieure.

Au final, Québec laissera donc en plan « entre 12 000 et 13 000 » demandes plutôt que 18 000, a indiqué le ministre lundi.

« Sur les 18 000 dossiers qu’il y avait, depuis le mois de février, on a traité environ 2000 dossiers, a-t-il dit. Et ensuite, on rajoute les 3700 dossiers, les demandeurs qui étaient au Québec au moment de leur demande. Donc, on est à environ 5700 dossiers qui seront traités. »

« Si une personne immigrante est présentement au travail avec un permis de travail temporaire, et qu’elle avait présenté une demande au programme régulier des travailleurs qualifiés avant le 2 août 2018, nous allons traiter son dossier », a-t-il ajouté.