Maxime Bernier a présenté vendredi à Montréal 31 candidats qui brigueront les suffrages pour le Parti populaire du Canada au Québec. Parmi eux, aucune figure connue, peu d’expérience politique et seulement quatre femmes.

Nicolas Bourcier
La Presse

«Le plus important pour nous ce n’est pas le sexe (des candidats): c’est que les gens partagent la plateforme et les valeurs du parti», s’est défendu le chef du Parti populaire du Canada (PPC), Maxime Bernier. Il présentait les candidats des circonscriptions de Montréal, Montérégie Ouest, Laval, Laurentides, et de l’Outaouais.

Les candidats sont issus des milieux des affaires ou des relations publiques, certains sont étudiants, ostéopathes, pasteurs, militaires, promoteurs immobiliers, avocats, etc. Ce panel hétéroclite a tout de même un point en commun: une vision d’un État aux pouvoirs restreints pour davantage de libertés individuelles.

Fort de ces candidatures, Maxime Bernier espère toujours participer au débat des chefs. Pour être éligible, puisque le PPC a été créé il y a neuf mois, le chef doit présenter des candidats dans au moins 304 des 388 circonscriptions. Ces candidats doivent aussi avoir «une véritable possibilité» d’être élus. Pour l’instant, il en a présenté 260. Selon le chef du PPC, il devrait de toute façon avoir sa place au débat, car il participe déjà chaque mardi aux côtés de représentants des autres partis politiques à l’émission Power Play, animée par Don Martin à CTV News.

Les «bons» changements climatiques

Maxime Bernier a réitéré l’opposition de son parti aux objectifs de l’accord Paris, puisqu’il croit «que c’est normal que le climat change» et «qu’il y a plus de 12 000 ans le Canada était sous la glace et que c’est grâce aux changements climatiques si le Canada est ce qu’il est aujourd’hui», ce qui a bien fait rire ses candidats. Il a ensuite affirmé vouloir dépolluer les lacs et les rivières pour qu’il soit possible d’y pêcher et de s’y baigner.

Maxime Bernier avait assuré que ses candidats pourraient prendre la position qu’ils désiraient dans le débat sur l’avortement. La candidate dans la circonscription de Shefford, Marriam Sabbagh, est pro-vie, tout comme celle dans Saint-Léonard—Saint-Michel, Tina Di Serio. «Je suis pro-vie, mais je respecte le choix des autres», a expliqué Mme Di Serio.

Pour le chef populiste, la catastrophe de Lac-Mégantic prouve par ailleurs qu’un oléoduc transnational est la solution la plus sécuritaire pour le transport du pétrole au pays. Si son parti remporte les élections, même en l’absence d’acceptabilité sociale, il imposerait ce pipeline.

Maxime Bernier a rappelé d’autres grandes lignes de son programme: fin de la gestion de l’offre en agriculture, réduction des seuils d’immigration, réforme du financement de Radio-Canada et de CBC, réduction de l’aide financière internationale et, entre autres, abolition du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).